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Eyjolfsson, entre mental de fer et Roses d'Acier

(FIFA.com)
China PR coach Sigurdur Eyjolfsson looks on during the Women's International match with Australia
© Getty Images
  • Siggi Eyjolfsson est le quatrième sélectionneur étranger de la RP Chine
  • L’Islandais veut conduire les Roses d’Acier en France
  • *Le stratège scandinave a également pour mission de construire une équipe pour Tokyo 2020 *

La perspective de devenir sélectionneur du pays le plus peuplé de la planète a déjà séduit plus d’un technicien par le passé. Dans le cas de Siggi Eyjolfsson, cette aventure représente avant tout un saut dans l’inconnu à des milliers de kilomètres de son Islande natale... au sens propre comme au figuré.

L’ancien sélectionneur de l’équipe d’Islande féminine a succédé au Français Bruno Bini en novembre, devenant ainsi le quatrième sélectionneur étranger de l’histoire du pays. "Je suis très heureux, mais aussi très fier, d’avoir été jugé digne de confiance par la fédération chinoise de football (CFA)", explique l’entraîneur de 44 ans au micro de FIFA.com. "Pour un technicien, il n’y a pas plus grande distinction que de diriger une équipe nationale. Je vais avoir la chance de vivre cette expérience pour la seconde fois."

Le choix des dirigeants chinois de miser sur un homme originaire d’un petit pays de 340 000 habitants en a surpris plus d’un. Supporters et journalistes sont encore circonspects ; Eyjolfsson, lui, préfère voir dans sa nomination la preuve des progrès réalisés par le football islandais ces dernières années.

"Les bons entraîneurs peuvent venir de n’importe où, tout comme les bons joueurs", glisse-t-il en souriant. "L’Islande est un petit pays par la taille, mais pour ce qui est du football, nous n’avons rien à envier aux autres. Nos sélections masculine et féminine figurent toutes les deux parmi les 20 premiers de la hiérarchie mondiale. J’ai 13 années d’expérience au sein de la fédération islandaise de football et je dirige des équipes féminines depuis sept ans. Je suis très fier d’avoir apporté ma contribution à notre réussite."

Un pedigree remarquable
Force est en effet de constater qu’entre 2006 et 2013, l’équipe d’Islande féminine a suivi une courbe résolument ascendante. Sous l’impulsion d’Eyjolfsson, elle s’est qualifiée à deux reprises pour l’UEFA EURO féminin, en 2009 et 2013. Elle a également atteint la finale de la Coupe de l’Algarve 2011, avant de s’incliner face aux États-Unis. L’ancien sélectionneur n’est pas peu fier de son bilan.

"À l’époque, notre exploit a marqué un tournant", souligne-t-il en évoquant cette fameuse campagne en Coupe de l’Algarve. "Nous avons battu la Suède, le Danemark et la Chine pour atteindre la finale. Nous avons fini deuxièmes, devant le Japon. Cette performance a permis de mettre le football féminin en avant dans notre pays et d’attirer l’attention sur nous au niveau mondial."

Eyjolfsson s’est vu offrir une première occasion de faire ses preuves à l’étranger au début de l’année 2017, en prenant les commandes de Jiangsu Suning, un pensionnaire de la Super League féminine chinoise. Son équipe, qui avait échappé de peu à la relégation la saison précédente, est montée directement sur la troisième marche du podium grâce au technicien islandais, s’adjugeant au passage la Coupe de RP Chine féminine.

De grandes ambitions
Un premier test attend Eyjolfsson dès le mois d’avril à l’occasion de la Coupe d’Asie Féminine de l’AFC 2018, qui fera également office de compétition préliminaire pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019™. Le technicien ne dispose que de trois mois pour préparer son équipe, ce qui lui fait dire que ses joueuses vont devoir travailler d’arrache-pied pour être du voyage en France.

"Il faut rêver en grand et tout mettre en œuvre ensuite pour réaliser ces rêves. Nos rivaux ne manquent pas de talent. Récemment, nous avons perdu contre l’Australie en amical. En outre, le Japon et la RDP Corée sont mieux classés que nous. Il ne faut pas se le cacher, il y a un écart de niveau entre les équipes. Si nous voulons rivaliser avec ces adversaires, nous allons devoir progresser."

En dépit de l’ampleur du défi, Eyjolfsson nourrit de grands espoirs après deux mois passés à la tête de l’équipe. "Nous avons du potentiel. Les filles s’entraînent dur tous les jours et elles ont envie de progresser."

"Maintenant, il faut construire un groupe en s’appuyant sur les meilleures. Il sera temps ensuite de penser à nos objectifs : la qualification pour la prochaine Coupe du Monde Féminine, améliorer notre position au Classement mondial et construire une équipe compétitive pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020." Après tout, ce n'est pas parce qu'on vient d'un petit pays qu'on ne peut pas voir les choses en grand.

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