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Jeux Olympiques de la Jeunesse

Rivales et amies

(FIFA.com)
Dilan Akarsu of Turkey walks off the pitch dejectedly while chile players celebrate
© Getty Images

Après la demi-finale perdue par la Turquie face au Chili (2:3), Hilal Baskol en larmes a cherché du réconfort auprès de ses coéquipières.

Devenue la spécialiste reconnue des coups de pied arrêtés dans le Tournoi Olympique de Football Filles, la numéro 7 turque est entrée sur le terrain en pleine confiance. Dix minutes plus tard, elle créait déjà le danger en écrasant une frappe sur le poteau.

Profitant d'erreurs défensives turques, le Chili menait contre le cours du jeu à la moitié de la première mi-temps (2:0). La talentueuse milieu est alors intervenue pour ramener son équipe dans le match d'un imparable coup franc. Inspirée par son exemple, Dilan Akarsu a égalisé trois minutes plus tard sur un centre en retrait d'Umran Ozev.

Toujours aussi brillante après la pause, la meneuse de jeu a assiégé la surface adverse à coups de passes précises et de tirs puissants, dont l'un s'est vu de nouveau repoussé par le cadre en fin de rencontre. La chance avait choisi son camp et c'est la Chilienne Maria Navarrete qui a arraché la victoire au bout du temps additionnel.

"On s'est longuement préparé pour le tournoi. On voulait ramener la médaille d'or au pays", a confié Baskol, les larmes aux yeux, à FIFA.com. "On a vraiment bien joué. On a même réussi à remonter le score, alors ça rend la défaite encore plus dure."

Respect de l'adversaire
La jeune prodige turque quitte le tournoi le cœur lourd, mais en ayant conquis le respect par ses prestations de haute volée. La première à lui avoir rendu hommage est Romina Orellana, auteure du corner à l'origine du but de la victoire.

"Les Turques sont des adversaires redoutables. Elles ont très bien joué, malgré leur défaite et Baskol était leur meilleur élément ce soir", commente la milieu chilienne, elle aussi connue pour son talent sur les coups de pied arrêtés depuis le somptueux coup franc marqué contre la Guinée Equatoriale dans le dernier match de groupes. Elle estime qu'on peut être adversaire sur le terrain et amis dans la vie.

"Le tournoi est court et je n'ai pas trop eu le temps de bavarder avec Baskol", poursuit-elle."Mais on pourra rester en contact via Facebook quand on sera de retour chez nous."

Après avoir conduit les siennes à une finale qui les remettra en présence de la Guinée Equatoriale mardi, Orellana compte bien prendre sa revanche après la défaite (1:4) encaissée précédemment aux mains des Africaines. "Elles sont talentueuses, c'est sûr, mais on peut les contrer par notre travail collectif et nos combinaisons de jeu. Je crois qu'on peut les battre cette fois", conclut-elle.

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