La Côte d’Ivoire remporte son deuxième match en Coupe du Monde de la FIFA, vendredi à Nelspruit (Groupe G). Un bonheur vain puisque la qualification n’est pas au bout pour les Eléphants.

Ils avaient promis de tout donner pour l’honneur et la fierté. Mais aussi pour "jouer le coup à fond, car la qualification est encore possible", dixit Guy Demel. Les Ivoiriens ont tenu parole. La victoire nécessaire pour rêver des huitièmes de finale, ils l’ont construite d’une domination presque insolente. Seulement, le feu d’artifice devait être encore plus pétaradant pour toucher du doigt le miracle.

Les Elephants n’ont pourtant pas été lents au démarrage. Rapidement, le sceau ivoirien tamponne la pelouse ensoleillée du Mbombela Stadium. Kader Keita, préféré à Salomon Kalou par Sven-Göran Eriksson, se présente seul devant Ri Myong Guk. L’ancien lyonnais perd son duel (3’). Sept minutes plus tard, c’est Gervinho qui confirme la domination complète des Africains. Son centre tendu passe sous les jambes du gardien coréen, mais personne n’est à la réception.

Une minute plus tard, l’arbitre espagnol Alberto Undiano refuse un but à Didier Drogba pour un hors-jeu évident. La poussée africaine finit par payer, logiquement. Sur un centre d’Arthur Boka, titularisé pour la première fois, Yaya Touré, à l’entrée de la surface, place un bijou de frappe enroulée à ras de terre (14’, 0:1).

L'apport de Boka
Incapables de réagir, les Chevaux ailés coréens ne font excès d’aucun zèle. Le match à sens unique continue : Didier Drogba tape sur la barre, le cuir revient sur la tête de Romaric. Le Sévillan ne se fait pas prier (20’, 0:2). Comme à Durban, Seleçao et Selecçao sont dos à dos, le mince espoir de qualification souffle sur la trompe des Africains, frustrés de rentrer aux vestiaires avec deux buts d’écart, "seulement". Car entre-temps, Keita a frôlé le poteau coréen d’une magnifique reprise (31’) et Gervinho trouvé le poteau (38’).

En seconde période, les Nord-Coréens ne connaissent toujours pas la couleur du Jabulani, propriété exclusive des Ivoiriens. Seulement voilà, Emmanuel Eboué, Kolo Touré et Drogba ne trouvent pas le cadre. Et quand Romaric et Kalou le font, Ri Myong Guk veille au grain. Le Blue de Chelsea ne peut par contre en vouloir qu’à lui-même quand il envoie sa frappe dans les tribunes, sur un cavier de Boka (72’).

Dans la foulée de la seule grosse occasion coréenne, signée Jong Tae Se, Kalou savoure le centre millimétré de Boka pour débloquer son compteur personnel (82’). Kalou sera proche du quatrième dans les dernières minutes. Au fond ou pas, ça ne changeait plus de grand chose. Les Eléphants font mieux qu'à Allemagne 2006. Mais ce n'est pas encore suffisant.