Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Rétro 2018

Année faste pour la Russie

Russia national team players visit FIFA Fan Fest in Moscow
© Getty Images
  • La Russie a poursuivi sur sa lancée après la Coupe du Monde
  • La Sbornaya gagne du terrain au Classement mondial et renoue avec ses supporters
  • Les affluences ne cessent de progresser grâce aux sites de Russie 2018

La Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ a dépassé toutes les attentes. À ce titre, la Russie peut légitimement s’enorgueillir d’avoir organisé l’une des plus belles éditions de tous les temps.

Au moment d’accueillir l’épreuve suprême, le pays s’était fixé pour objectif de laisser un héritage durable aux générations futures. Les effets de Russie 2018 continueront certainement à se faire sentir pendant de nombreuses années. Six mois seulement après la fin du tournoi, le premier bilan est déjà largement positif

Russia's players celebrate their victory during the UEFA Nations League football match between Russia and Turkey at the Fisht Stadium in Sochi, on October 14, 2018.

 / AFP / STR
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La Russie est de retour

Depuis la Coupe du Monde, la Sbornaya semble avoir fait peau neuve. Avant le coup d’envoi de la compétition, le pays hôte était le moins bien classé des 32 qualifiés. Malgré leur modeste 70ème place au sein de la hiérarchie mondiale, les Russes ont déjoué tous les pronostics pour s’inviter en quarts de finale.

Au lendemain de ce parcours aussi héroïque que réjouissant, le sélectionneur Stanislav Cherchesov a obtenu des résultats honorables : trois victoires, un nul et deux défaites en Ligue des Nations de l’UEFA et en matches amicaux. Cette bonne séquence permet à la Russie de revenir dans le Top 50 du Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Sans les deux revers concédés à l’Allemagne et à la Suède, sa progression aurait pu être encore plus spectaculaire. Désormais, la Sbornaya est totalement tournée vers les qualifications pour l’UEFA EURO 2020. Sur le papier, les Russes s’annoncent même comme les principaux rivaux de la Belgique dans le Groupe I.
Au cours de cette période, plusieurs internationaux confirmés ont pris leur retraite, ce qui a conduit Cherchesov à renouveler son effectif dans des proportions importantes. L’attitude résolument collective affichée par les joueurs pendant la Coupe du Monde a fait des émules, de sorte que les références ne manquent pas pour les nouveaux arrivants.

Russia's Artem Dzyuba celebrates after scoring a goal during the UEFA Nations League football match between Turkey v Russia at Senol Gunes Sport complex stadium in Trabzon on September 7, 2018.  / AFP / OZAN KOSE
© AFP

Une popularité en hausse

Les bénéfices de ces performances inspirées vont bien au-delà du classement : grâce à son remarquable parcours en Coupe du Monde, la Russie a réussi à renouer avec ses supporters. Cherchesov avait fait de la reconquête du public russe l’un de ses principaux objectifs et ses joueurs ne l’ont pas déçu.

Depuis la fin du tournoi, la Russie s’est produite à Rostov-sur-le-Don, Kaliningrad et Sotchi. À chaque fois, la Sbornaya a joué à guichets fermés. L’équipe nationale jouit du soutien inconditionnel de ses fans, à l’image de ce qui s’était produit pendant le grand rendez-vous mondial.

Dans tout le pays, les enfants ne veulent plus entendre parler des maillots et des autographes de Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Neymar ; ils ne jurent plus que par Denis Cheryshev, Roman Zobnin, Aleksandr Golovin et Artem Dzyba. Les éducateurs qui travaillent dans les écoles russes assurent que le nombre d’enfants intéressés par le football ne cesse d'augmenter. Il a même été multiplié par trois dans certaines régions.

Parallèlement à l’euphorie ambiante, le phénomène Dzyuba a pris une ampleur inédite. Le solide attaquant s’est illustré tout au long de la Coupe du Monde, au point d’être considéré comme un héros national. Ses buts, sa spontanéité, sa sincérité et sa capacité à motiver ses coéquipiers et le public sont à l’origine d’un intérêt qui va bien au-delà du football. À chacune de ses sorties, le joueur du Zénith est assailli de demandes d’autographes... y compris de la part de supporters des équipes adverses. Quand Akinfeev a annoncé son intention de se consacrer à son club, Dzyuba a naturellement hérité du brassard de capitaine en équipe nationale. À vrai dire, la question n’a jamais fait débat.

TOPSHOT - CSKA Moscow fans celebrate the team's victory after the UEFA Champions League group G football match between PFC CSKA Moscow and Real Madrid CF at the Luzhniki stadium in Moscow on October 2, 2018. / AFP / Mladen ANTONOV
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De nouveaux records d’affluence

Les chiffres de fréquentation des stades en disent long sur le regain de popularité que connaît actuellement le football en Russie. Fort logiquement, les enceintes construites spécialement pour la Coupe du Monde sont les plus plébiscitées. Tous les clubs et toutes les villes n’ont pas eu la chance de se doter d’une nouvelle arène mais, en moyenne, les affluences progressent grâce aux stades de la Coupe du Monde.

À Saint-Pétersbourg, la fièvre du football n’est toujours pas retombée, six mois après la fin du tournoi. Il y a deux ans, le Zénith peinait à remplir un stade de 20 000 places ; aujourd’hui, il attire régulièrement plus de 50 000 spectateurs. Grâce à son nouveau terrain, le FC Rostov fait désormais jeu égal avec le Spartak Moscou en termes d’affluence (environ 30 000 spectateurs en moyenne). La ville de Samara peut s’enorgueillir des résultats du Krylya Sovetov, qui réunit plus de 20 000 fans à chaque sortie.

Pendant 15 ans, la Premier League russe (RPL) a enregistré entre 11 et 13 000 spectateurs par match en moyenne ; aujourd’hui, chaque affiche est suivie par plus de 17 000 personnes et tout indique qu’il reste une marge de progression. Les statistiques officielles montrent que les 17 premières journées de la saison 2018/19 ont attiré en moyenne 17 023 spectateurs contre 13 971 la saison précédente. Au cours de l’année écoulée, le championnat de Russie fait mieux que son homologue portugais. Ces chiffres le placent à peu près au niveau de l’Eredivisie néerlandaise, dans le sillage de la Ligue 1 française.

La moyenne de spectateurs des matches de deuxième division, la Football National League russe (FNL), a quant à elle pratiquement doublé, passant de 2 610 à 4 663 spectateurs par match. Cette situation s’explique par le fait que cinq pensionnaires de FNL (à Sotchi, Volgograd, Nijni-Novgorod, Saransk et Kaliningrad) évoluent dans des stades de la Coupe du Monde 2018. Le Rotor Volgograd (22 054 spectateurs en moyenne) et le FC Nijni-Novgorod (19 794) font même mieux que la majorité des clubs de RPL.

Cadre de la finale de l’épreuve suprême, le stade Loujniki de Moscou n’est pas en reste. Cette prestigieuse arène accueille non seulement les matches de l’équipe nationale, mais aussi de grandes affiches impliquant des clubs russes : le CSKA Moscou a décidé d’y jouer ses matches à domicile en Ligue des champions de l’UEFA 2018/19. Là encore, les statistiques ont donné raison aux dirigeants. En moyenne, la formation moscovite a attiré 63 052 spectateurs lors des trois matches de groupe. En tout, 71 811 personnes ont assisté à sa victoire 1-0 sur le meilleur club du monde, le Real Madrid.

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