Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Asie et Océanie retiennent les progrès collectifs

Post 2014 FIFA World Cup™ conference in Kuala Lumpur
© Getty Images

L'importance de se focaliser sur la force du collectif a été l'un des principaux thèmes qui est ressorti de la conférence post-Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ qui s'est conclue le 31 octobre 2014 à Kuala Lumpur.

Les sélectionneurs et les directeurs techniques des associations membres de l'AFC et de l'OFC ont pris le temps de réfléchir à Brésil 2014 où, d'un point de vue asiatique, les résultats des quatre représentations engagées - Australie, Iran, Japon et République de Corée - n'ont pas été à la hauteur des attentes, chacune de ces quatre sélections ayant quitté le Mondial sans la moindre victoire à son actif.

"Nos performances n'ont pas été mauvaises, mais il faut comprendre que ça ne suffit pas", estime Ange Postecoglou, sélectionneur de l'Australie, versée dans l'un des groupes les plus compliqués aux côtés du Chili, des Pays-Bas et de l'Espagne. "Pour combler l'écart avec l'Europe et l'Amérique du Sud, nous devons faire preuve de solidarité et travailler collectivement en tant que région. Il faut absolument relever le niveau de nos compétitions, à commencer par la Ligue des champions. Pour cela, il faut injecter plus d'argent dans notre football pour que nos meilleurs jeunes joueurs ne se sentent pas obligés d'aller à l'étranger."

Des défis propres
Carlos Queiroz, sélectionneur de l'Iran, a corroboré ces propos en insistant également sur la nécessité de tenir compte des spécificités du continent asiatique. "Si l'on prend comme exemple la Ligue des champions, il ne suffit pas de simplement copier le modèle de l'UEFA", juge le Portugais. "En Asie, les équipes doivent couvrir des distances beaucoup plus importantes sur le plan géographique. Nous devons adapter nos compétitions, nos programmes et nos approches dans ce sens, afin de surmonter les défis qui nous sont propres."

Au Brésil, c'est probablement l'Iran qui a fait la plus grosse impression parmi les quatre représentants de l'AFC. La Melli est passée tout près d'obtenir un bon résultat contre l'Argentine, n'était le but inscrit dans le temps additionnel par l'inévitable Lionel Messi. "Nous n'avons pas atteint le deuxième tour, mais l'équipe a quand même fait honneur à son pays et donné à tous les Iraniens beaucoup de fierté et de bonheur. Je crois aussi que nous avons gagné pas mal de respect à l'échelle internationale", a ajouté l'ancien adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United, avant d'entraîner le Real Madrid puis le Portugal.

Les représentants des fédérations japonaises et sud-coréennes ont évoqué leurs résultats au Brésil avec philosophie. "Il est difficile de donner des raisons. L'une d'entre elle est le fait que deux ou trois de nos meilleurs joueurs n'ont pratiquement pas joué avec leurs clubs respectifs dans les six mois qui ont précédé la Coupe du Monde", explique Masahiro Shimoda, directeur technique de la Fédération japonaise de football, se référant notamment à Shinji Kagawa.

Dans le même temps Young Soo Lee, président de la commission technique de la Fédération de football de République de Corée, a attribué l'échec des Guerriers Taeguk en partie au manque d'expérience. "La moyenne d'âge de notre effectif était bien inférieure à celle de 2010. En plus, deux légendes de notre football, Park Ji-Sung et Lee Young-Pyo, ont pris leur retraite juste avant la Coupe du Monde. Notre principal objectif maintenant est de travailler afin d'améliorer la créativité de nos joueurs et leur efficacité devant le but", affirme Lee.

L'avenir néo-zélandais
L'OFC n'était pas représentée au Brésil après la défaite de la Nouvelle-Zélande en barrage intercontinental contre le Mexique. L'objectif des All Whites est désormais de tenter de marcher dans les pas de l'équipe qui avait brillé à Afrique du Sud 2010 en s'appuyant sur la génération qui disputera la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2015, précisément organisée par la Nouvelle-Zélande. "Ce tournoi devrait avoir un impact significatif pour la Nouvelle-Zélande et l'Océanie. Fidji s'est qualifiée pour cette Coupe du Monde", précise Rob Sherman, directeur technique du football néo-zélandais. "Une nouvelle génération de joueurs est en train d'éclore et ce sera leur première expérience dans une compétition majeure."

La conférence de trois jours a servi de plate-forme pour analyser non seulement l'évolution tactique du jeu, mais également les aspects médicaux et les développements liés à l'arbitrage comme la technologie sur la ligne de but, le spray temporaire et la nouvelle structure de l'IFAB. L'un des moments forts a été la présentation, de la part de la délégation de la Fédération allemande de football (DFB), du travail réalisé pendant des années en amont du sacre de la Nationalmannschaft. Bernd Stöber, directeur de la formation des entraîneurs et Markus Weidner, directeur de la formation et des relations internationales, ont présenté les programmes patiemment mis en place par la DFB au cours des 15 dernières années, avec comme objectif la formation des jeunes, le lien entre les générations et une collaboration étroite avec les clubs et les différents championnats du football allemand.

Après Panama (membres de la CONCACAF et de la CONMEBOL, 11-12 septembre), Saint-Pétersbourg (membres de l'UEFA, 16-17 septembre) et le Caire (membres de la CAF, 30 septembre-1er octobre), Kuala Lumpur a marqué la fin du cycle des conférences post-Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ co-organisées par la FIFA et ses confédérations.

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