Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Barbarez fier de la relève

© Getty Images

Le 15 octobre, la Bosnie-Herzégovine a scellé la première qualification de son histoire pour la Coupe du Monde de la FIFA™ en dominant la Lituanie 1:0. Dans la foulée, tout le pays a laissé éclater sa joie. Toute la nuit, les rues de Sarajevo ont été le cadre d'une véritable liesse populaire. Dès leur retour de l'aéroport, les héros sont montés dans un bus à impériale pour sillonner la capitale. Les 4,6 millions de Bosniens ont vécu intensément cette soirée historique.

Sergej Barbarez n'est pas resté insensible à ces célébrations. "Ce qui se passe en ce moment touche tous les Bosniens", confie l'ancien attaquant à FIFA.com. "Après avoir manqué par deux fois une qualification pour une grande compétition internationale, nous sommes enfin en Coupe du Monde. Le football est en train de prouver à nos concitoyens que rien n'est impossible. C'est merveilleux !"

À 42 ans, Barbarez possède le recul et l'expérience nécessaires pour apprécier la situation. "Les Bosniens sont très fiers des résultats des Zmajevi", poursuit l'ancien international aux 47 sélections pour 17 buts. "Ce lien très fort entre la sélection et les supporters existe depuis le début. La première génération, à laquelle j'ai appartenu, a défriché le terrain. Aujourd'hui, je suis heureux de voir nos successeurs franchir un nouveau palier."

Les clés du succès
La Bosnie-Herzégovine doit en partie sa qualification pour le Brésil à sa verve offensive. Auteurs de 30 réalisations en dix sorties dans le Groupe G, les protégés de Safet Susic terminent leur parcours avec 25 points au compteur. Malgré ce bilan flatteur, ils ne devancent la Grèce qu'à la différence de buts. "Un échec dans ces qualifications aurait été vécu comme une injustice", confie le sélectionneur. De fait, seuls l'Allemagne (36 buts), les Pays-Bas (34) et l'Angleterre (31) ont été plus efficaces en attaque.

Auteurs respectivement de dix et huit buts, Edin Dzeko et Vedad Ibisevic échouent à quelques longueurs du Néerlandais Robin van Persie, probable meilleur réalisateur des qualifications européennes avec 11 unités. "Dzeko et Ibisevic sont d'excellent finisseurs", assure Barbarez, double joueur bosnien de l'année en 2001 et 2003. "Derrière, ils peuvent compter sur le soutien de Miralem Pjanic. Pour autant, il ne faut pas oublier la contribution décisive d'Asmir Begovic", ajoute-t-il, en référence au gardien de but de Stoke City, qui n'a concédé que six buts dans la compétition préliminaire.  

Outre une attaque de feu et sur un portier intraitable, Barbarez souligne le rôle capital joué par un autre élément : Emir Spahic. "Notre capitaine est un meneur d'hommes", assure l'ancien pensionnaire de Bundesliga, qui compte 330 matches parmi l'élite, pour 95 buts sous les couleurs du Borussia Dortmund, du Hambourg SV et du Bayer Leverkusen. Aujourd'hui Spahic est avec Dzeko et Begovic le seul Bosnien à avoir disputé l'intégralité des qualifications, soit 900 minutes de jeu.

Sept matches au Brésil
"À mon sens, l'excellent état d'esprit de tous les joueurs constitue le quatrième pilier de cette qualification historique", estime Barbarez, conscient que la génération actuelle possède l'ingrédient qui a manqué à ses devancières. "Par deux fois, nous sommes passés tout près d'une qualification. Ces échecs nous ont fait beaucoup de mal. Aujourd'hui, la génération actuelle a prouvé qu'elle avait les moyens d'aller jusqu'au bout. Elle n'a cessé d'accumuler de l'expérience au plus haut niveau, que ce soit en équipe nationale ou en club. Beaucoup d'internationaux jouent en Angleterre, en Allemagne ou dans d'autres grands championnats européens. Sur le long terme, ça fait la différence."

À l'issue du match contre la Lituanie, les joueurs ont révélé des T-shirts jaunes sur lesquels on pouvait lire : "Les *Zmajevi *vont au Brésil". Et visiblement, les Bosniens ne comptent pas se contenter d'un rôle de figuration. "J'ai entendu le sélectionneur dire que la Bosnie-Herzégovine irait au Brésil pour disputer sept matches", annonce Barbarez. "Je ne sais pas s'il a dit ça pour plaisanter. J'ai trouvé qu'il avait l'air plutôt sérieux…"

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