Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Blatter : "Le rêve de Mandela s'est réalisé"

Joseph S. Blatter, FIFA President, talks to the media
© Getty Images

La FIFA et le Comité organisateur ont tenu une conférence de presse post-Coupe du Monde de la FIFA au Sandton Convention Centre, à laquelle ont participé Joseph S. Blatter (Président de la FIFA), Issa Hayatou (Président de la Commission d'Organisation de la Coupe du Monde de la FIFA et vice-président de la FIFA), Irvin Khoza (Président du Comité organisateur d'Afrique du Sud 2010), Danny Jordaan (Directeur général du Comité organisateur) et Jérôme Valcke (Secrétaire général de la FIFA).

Une vidéo retraçant les meilleurs moments de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 a été projetée sur écran géant, avec des rythmes africains en fond sonore. Ensuite, Nicolas Maingot (Directeur de la communication et des relations publiques de la FIFA) a cédé la parole au Président de la FIFA, qui a commencé son intervention en souhaitant la bienvenue aux représentants des médias.

Joseph S. Blatter, Président de la FIFAEn guise de préambule
Nous sommes au lendemain du Match 64 de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, qui s'est déroulée pour la première fois sur le continent africain, plus précisément en Afrique du Sud. Je tiens à adresser de grands compliments à l'Afrique du Sud, à sa population et à son gouvernement, tout particulièrement à ce dernier, pour avoir fourni toutes les garanties et tenu tous ses engagements en vue de l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA. Je dois également remercier le CO (Comité organisateur), à commencer par Irvin Khoza et Danny Jordaan, ainsi que tous les ouvriers, les bénévoles, les agents de sécurité et le personnel d'accueil. Ils ont tous été brillants.

Je veux également complimenter l'Afrique, qui a prouvé en organisant avec succès la Coupe du Monde de la FIFA qu'elle était capable d'accueillir des compétitions de très grande envergure. J'ai dit au début du tournoi que c'était avant toute une question de confiance. La FIFA a fait confiance à l'Afrique du Sud et dès lors, tout le monde a pris confiance en soi et les Sud-Africains peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé. La FIFA est satisfaite et en tant que Président de la FIFA, je suis plus que satisfait. Je suis également heureux d'avoir un vainqueur, l'Espagne, qui a pratiqué un très bon football.

Je ne peux qu'appuyer les propos du Président de la République d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, qui affirmait hier que cette Coupe du Monde de la FIFA a rassemblé tout un peuple dans un élan d'unité et de fierté.

Côté football
En tant que fan et spectateur, j'ai vu de bons matches, d'autres moins bons, mais tous ont été divertissants. Il ne faut pas oublier qu'en football, la perfection n'existe pas. L'un des enseignements de cette Coupe du Monde de la FIFA est qu'il n'y a plus de petites équipes dans le football international. Le football s'est développé partout et nous avons vu que cette internationalisation a été très positive pour certaines sélections, moins pour d'autres. Il est bon de voir que les trois équipes les plus jeunes dans le tournoi - le Ghana, l'Allemagne et l'Espagne - ont réalisé un parcours intéressant. Cela montre que la nouvelle génération est prometteuse.

Concernant l'organisation
Après la Coupe des Confédérations de la FIFA, j'avais donné à l'Afrique du Sud une note de 7,5 sur 10. Aujourd'hui, après un Tirage au sort final et une Coupe du Monde de la FIFA particulièrement réussis, je donnerais 9, ce qui dans n'importe quelle université vaudrait les félicitations du jury.

Au sujet de la finale et de l'arbitre de la finale
Dans l'ensemble, nous avons vu une amélioration au niveau du fair-play dans ce tournoi. À cet égard, la finale a été un peu décevante. L'arbitre et ses trois assistants n'ont pas été aidés par les circonstances. Je dis toujours que le football est une école de la vie, basée sur la discipline et le respect. Il faut apprendre à gagner, ce qui est assez facile, mais il faut aussi savoir perdre, toujours avec discipline et respect.

En guise de conclusion
Cette Coupe du Monde de la FIFA a eu une dynamique spéciale, liée à l'histoire d'un homme et à son combat pour la liberté. Cet homme est toujours en vie. Il est aujourd'hui âgé de 92 ans et a beaucoup souffert au cours de son existence. Malgré cela, après sa libération, il a toujours promu la paix et la compréhension. Je l'ai rencontré pour la première fois 1992. Il avait un rêve : faire venir la Coupe du Monde de la FIFA dans son pays. Son rêve s'est réalisé en mai 2004, avec l'attribution à l'Afrique du Sud de la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Il a fait venir la Coupe du Monde de la FIFA en Afrique du Sud. Il voulait assister au tournoi et hier soir, il a réalisé son ambition. Je rends donc hommage au plus grand humaniste vivant, Nelson "Madiba" Mandela.

Issa Hayatou, vice-président de la FIFA
J'ai été tellement impressionné par la volonté des Sud-Africains de montrer leur pays au reste du monde, indépendamment de leur statut social. Chacun s'est mobilisé pour faire de cet événement un grand succès, même après l'élimination de l'Afrique du Sud.

Irvin Khoza, Président du CO d'Afrique du Sud 2010
Ce tournoi laissera de merveilleux souvenirs, comme celui de l'archevêque Desmond Tutu en train de danser, lors de la cérémonie d'ouverture. La dernière fois que je l'avais vu danser était en 1994, lorsqu'il a voté pour la première fois. Mais le moment le plus inoubliable est l'apparition de Madiba à Soccer City. Son combat n'a pas été vain. Cette Coupe du Monde de la FIFA en est la preuve. L'Afrique du Sud n'a jamais été aussi unie.

Danny Jordaan, Directeur général du CO
Le match d'ouverture a été un moment incroyable et m'a donné des sensations formidables. Le 11 juin, un rêve s'est réalisé. Je dois remercier le Président Blatter d'avoir permis à ce rêve de devenir réalité. Pour faire venir la Coupe du Monde de la FIFA en Afrique, il a montré un engagement, un courage et une vision grandioses. Avec la FIFA, il y a eu synergie. Nous avons partagé une vision commune. La FIFA a parfaitement pris le pouls de notre pays.

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