Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™

Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™

9 juin - 9 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2006™

Brésil - Ghana. Les réactions des entraîneurs

Carlos Alberto Parreira (sélectionneur national du Brésil)

On se doutait que ce ne serait pas un match facile et on ne s'est pas trompés. Le score ne reflète pas la réalité du match. C'était une partie vraiment difficile. Nous avons raté beaucoup trop de passes. On a confondu vitesse et précipitation. La vitesse, c'est quand on joue vite avec une bonne coordination. Nous n'avons pas assez gardé le ballon. Nous avons manqué beaucoup de passes, mais notre défense s'est bien comportée. Les huitièmes et les quarts de finale sont des rencontres très compliquées. Dans la phase de groupes, on peut se permettre de perdre un match, mais à ce stade la défaite devient interdite.

La Seleção n'a pas manqué de volonté. Si cela avait été le cas, on se serait fait surprendre par cette bonne équipe du Ghana. Pourquoi le Brésil devrait-il être la seule équipe à bien jouer ? L'histoire ne se souvient pas de ceux qui ont bien joué, elle retient juste les vainqueurs. Et nous avons déjà remporté cinq titres. Tout ce que nous voulons maintenant, c'est gagner encore. J'ai beaucoup de solutions à ma disposition, mais l'essentiel c'est de ne pas s'y perdre. Avec un groupe d'une telle qualité, il est normal d'avoir quelques doutes au moment de faire ses choix.

Ratomir Dujkovic (sélectionneur national du Ghana)

Je suis très fier de mon équipe et de la manière dont elle s'est battue tout au long de cette compétition. On peut être sûr que le Ghana fera encore mieux la prochaine fois.

J'ai aligné ce que je pensais être notre meilleure équipe possible pour cette rencontre. Si je n'ai pas retenu (Razak) Pimpong, c'est parce que je pensais que ce serait mieux pour nous. L'absence de Michael Essien a certainement été capitale. C'est un joueur qui contrôle très bien le jeu aux abords de la surface de réparation.

Pour moi, le Brésil est favori. J'aimerais que ce soit l'équipe qui nous ait éliminé qui soit championne du monde. Les occasions que nous avons manquées ont aussi été capitales. La différence est là : eux n'ont pas raté leurs occasions. Ils sont fantastiques : une fraction de seconde leur suffit pour vous achever et c'est ce qu'ils nous ont fait.