Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2018™

Burruchaga : "L’obligation de terminer dans le dernier carré"

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  • En 1986, il a inscrit le but du titre pour l’Argentine
  • Il est aujourd’hui le manager de l’Albiceleste
  • "Le premier match est déterminant", a-t-il déclaré à la FIFA

Il suit l’entraînement de l'Argentine depuis le bord du terrain du centre d’entraînement de Bronnitsy. Son attitude ne laisse transparaître aucune émotion. Jorge Burruchaga a déjà disputé une Coupe du Monde de la FIFA™. Mieux encore, il a connu le sacre suprême et la défaite en finale.

S’il est inquiet, cela ne se voit pas. Choisissant de faire profil bas, il reste impassible, quoi qu’il se passe sur le terrain : but spectaculaire de Lionel Messi, grosse parade de Nahuel Guzmán ou dribble aux petits oignons de Maximiliano Meza…

L’auteur du but du 3:2 face à l'Allemagne en finale de Mexique 1986 analyse Russie 2018 à travers un autre prisme. "Je sens bien notre équipe. Depuis les premiers entraînements à Ezeiza jusqu’à aujourd’hui, elle a accompli des progrès, c’est certain", confie à la FIFA l’ancien joueur du FC Nantes, aujourd’hui manager de l’équipe nationale. "Au fil des jours, les joueurs se sentent de mieux en mieux, plus détendus et en phase avec le projet de jeu du sélectionneur. Nous avons un effectif de grande qualité, le meilleur du monde. Et nous avons l’ambition de faire de grandes choses ici."

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Faire de grandes choses ? Burruchaga précise : "À mon sens, nous avons l’obligation de terminer dans le dernier carré. C’est la garantie de disputer sept matches. Avec les grandes équipes présentes ici, ce ne sera pas facile d’atteindre les demi-finales. Ce premier objectif n’est pas simple."

Selon Burruchaga, la difficulté de cette mission donne encore plus de relief au parcours réalisé il y a quatre ans au Brésil, où l’Argentine avait atteint la finale, même s’il estime que "cela ne sert à rien de revenir sur le passé". "Une finale de Coupe du Monde, ce n’est pas rien. L’équipe avait bien rempli son contrat. Alors oui, il y a la frustration de ne pas être allé au bout, toutes ces questions restées sans réponse et certaines choses qui n’ont pas été digérées, mais ce qui est fait est fait. Il faut laisser tout ça derrière nous."

Le manager préfère se projeter. "Maintenant, nous devons nous concentrer sur la compétition qui va débuter. Sans avoir l’esprit de revanche car je n’aime pas ce mot. Les joueurs se voient offrir une nouvelle opportunité de pouvoir gagner ou d’aspirer à gagner une nouvelle Coupe du Monde."

Le saviez-vous ?

  • Burruchaga compte 59 sélections et 13 buts sous les couleurs de l’Argentine
  • Il a été champion du monde à Mexique 1986 et s’est incliné en finale d’Italie 1990
  • Il a pris ses fonctions de manager le 1er juin 2017, jour de la nomination de Jorge Sampaoli au poste de sélectionneur

*Dissiper les doutes
*
Selon Burruchaga, il est inutile de comparer les critiques dont cette sélection a été la cible avec celles reçues par celle qui avait fini par décrocher le trophée en 1986. "Cette équipe était critiquée en raison de son style de jeu et de son manque de résultats. Aujourd’hui, les critiques portent surtout sur la présence d’untel ou untel dans l’équipe."

Le manager reconnaît volontiers que certains doutes trouvent leur origine dans la difficulté de la sélection à trouver la bonne formule, notamment pendant les qualifications, malgré un effectif regorgeant de grands joueurs. Cependant, ce déficit de rendement reste raisonnable à ses yeux. "Il y avait beaucoup d’enjeu, ce n’était pas facile. Le dernier changement de sélectionneur, de Bauza à Sampaoli, a été brutal donc forcément, cela n’a pas été facile à négocier."

Pour surmonter ces flottements, Burruchaga dégaine un atout précieux : l’expérience. "Ceux qui, comme moi, ont disputé une Coupe du Monde savent qu’il y aura toujours des critiques. L’important, c’est de rester calme et de garder la confiance."

L’entrée en lice de l’Albiceleste, face à l’Islande, va donc revêtir une importance capitale. "C'est le plus déterminant. Les premiers matches le sont toujours. Une victoire apporte de la confiance, de l’assurance. L’équipe se sent plus forte", conclut le champion du monde 1986.

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