Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Cannavaro passe le flambeau

Fabio Cannavaro of Italy tours the Aparteid museum
© Getty Images

Fabio Cannavaro sera de nouveau présent pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA. Mais contrairement à 2006, il y apparaîtra en qualité de spectateur : le capitaine italien aura pour mission de remettre le trophée en jeu. La veille de la finale, il se trouvait au Musée de l’Apartheid afin de découvrir ce haut lieu de la culture sud-africaine et dévoiler la mallette dans laquelle reposera le trophée, dessinée par Louis Vuitton.

Mais Fabio ne voyageait pas seul. Il était accompagné de l’un des personnages les plus emblématiques de l’histoire de l’Afrique du Sud, l’archevêque Desmond Tutu, acteur infatigable de la lutte contre l’Apartheid et figure essentielle de la brillante société sud-africaine actuelle. Au terme de cette visite inoubliable, l'ancien *Juventino *a eu le temps de discuter en exclusivité avec FIFA.com.

D’excellente humeur, le Ballon d’Or 2006 a écouté les anecdotes du Prix Nobel de la Paix 1984 et s’est livré de bonne grâce au jeu des photos et des autographes. C’est dans cette ambiance décontractée que l’interview a débuté. "Je me sens bien ici", glisse-t-il le sourire aux lèvres. "Je suis très fier de jouer ce rôle et je tiens à remercier Louis Vuitton et la FIFA, qui ont organisé cet événement. C’est quelque chose d’inédit et c’est un honneur d’en être le premier ambassadeur. La finale sera un moment de grande émotion car on va remettre en jeu le trophée qu'on a gardé quatre ans", indique-t-il.

"Deux équipes qui s'amusent"
Le capitaine italien a ensuite pris le temps d’analyser la partie qui se disputera au Soccer City Stadium entre l’Espagne et les Pays-Bas. "C’est une finale inédite qui mettra aux prises deux équipes n’ayant jamais remporté la Coupe du Monde. Deux équipes qui ont effectué un beau parcours, qui s’amusent sur le terrain et qui font passer un bon moment au public. Je pense que c’est une finale équilibrée et j’espère que nous assisterons à un grand match de football."

Personne n’ignore que le numéro 5 de la Squadra Azzurra a passé une partie de sa carrière en Espagne, mais ce n’est pas pour autant qu’il soutient la Roja. "Je suis très proche des Espagnols car j’ai joué plusieurs années au Real Madrid, mais n’oublions pas que j’ai également beaucoup d’amis qui jouent dans la sélection néerlandaise. Pour cette raison, j’ai du mal à désigner mon favori ! Mais le principal, c’est que certains de mes anciens partenaires seront heureux et je le serai moi aussi."

Et dire qu’il y a quatre ans, Fabio soulevait fièrement de trophée de la Coupe du Monde de la FIFA au Stade Olympique de Berlin ! Le champion du monde 2006 se souvient encore de ce moment comme si c’était hier. "C’était un match à part entre deux sélections habituées des grands rendez-vous, avec un riche palmarès. Je me souviens de tout, de la première à la dernière minute, et j’y trouve un grand plaisir. Je crois que je n’oublierai jamais ce match et je suis rempli d’émotion chaque fois que je repense à ce qui est arrivé il y a quatre ans", confie-t-il.

Souvenirs glorieux et avenir en construction
Lors d’Afrique du Sud 2010, la Squadra n’a pas fait long feu. Le défenseur explique les raisons de la déroute italienne. "On ne peut pas gagner à chaque fois. Le football est une affaire de cycles, mais il est vrai qu’il est très dommage pour le champion sortant d’être éliminé au premier tour. Désormais, il faut tout recommencer avec un nouveau sélectionneur, car les qualifications pour l’EURO 2012 ne vont pas tarder à débuter", considère l'ancien Parmesan.

Le fiasco sud-africain n’a pas altéré l’optimisme coutumier de Fabio Cannavaro. En conclusion de notre interview, le capitaine a évoqué la nouvelle génération azzurra. Celle-ci sera-t-elle capable d’égaler ses illustres devancières ? "Nous l’espérons", répond-il. "Petit à petit, nous allons redevenir la meilleure équipe du monde. Historiquement, nous sommes toujours parvenus à atteindre les sommets du football mondial", conclut-il.

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