Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Curitiba selon Alex

La renommée d'Alexsandro de Souza repose principalement sur ses passages fructueux à Palmeiras, Cruzeiro et Fenerbahçe. En début d'année, il a d'ailleurs quitté le club turc avec un statut de demi-dieu. Quand il a décidé de retourner au Brésil, on a beaucoup spéculé sur sa destination, car beaucoup de clubs voulaient s'attacher les services de l'un des meilleurs milieux offensifs produits par le football brésilien au cours de ces dernières décennies. Au final, Alex a pris tout le monde à revers en rejoignant Curitiba pour y porter les couleurs du Coritiba Football Club, son club formateur.

Qui de mieux par conséquent pour parler de la capitale du Paraná que ce joueur parti à 19 ans et revenu presque 16 ans plus tard ? Dans la série de FIFA.com consacrée aux villes hôtes de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™, Alex nous présente Curitiba.

Alex, beaucoup de gens hors du Brésil ignorent que Curitiba est le théâtre d'une grande rivalité entre deux clubs : Coritiba et l'Atlético Paranaense. Vous qui avez connu les chauds derbies entre Fenerbahçe et Galatasaray, comment définiriez-vous celui de Curitiba ?Dans le Paraná, les choses ne sont pas comme dans la plupart des autres États. Ici, vous trouverez difficilement des supporters de Coritiba ou de l'Atlético-PR en dehors de la ville. Dans l'ouest de l'État par exemple, les gens sont plutôt supporters de l'Internacional ou de Grêmio. Dans le nord, ils soutiennent São Paulo, Corinthians, Palmeiras... C'est un phénomène culturel. Le nord du Paraná, culturellement, fait quasiment partie de l'État de São Paulo. Le football évolue ainsi, de façon héréditaire, par la culture. Les choses ont un peu changé entre les années 1980 et 2000, quand le Coxa et l'Atlético ont vécu de grands moments sur la scène nationale, mais de façon générale, la rivalité est surtout métropolitaine. On la trouve dans la capitale, beaucoup moins dans le reste de l'État.

Culturellement, Curitiba semble également être une ville un peu particulière par rapport au reste du Paraná. Pourquoi ?Oui, c'est tout à fait vrai, principalement parce que la population est mixte. Dans le quartier de Santa Felicidade, pas mal de gens parlent encore italien. En ville, vous pouvez facilement entendre de l'allemand. Il y a aussi plusieurs colonies importantes d'Ukrainiens et de Polonais. Un certain nombre de monuments rendent hommage à cette immigration. Les gens qui viendront de ces pays pendant la Coupe du Monde seront très surpris.

Après plus de 15 ans, vous est de retour à Curitiba. Comment se sont passées les retrouvailles ?Ce fut assez étrange. J'ai passé les 19 premières années de ma vie à Curitiba. La ville de mon enfance et de mon adolescence était différente de celle d'aujourd'hui. Par rapport aux capitales d'autres États brésiliens, c'est une ville assez petite, mais qui rencontre les mêmes problèmes que les grandes métropoles. Il y a une réelle volonté politique de les résoudre, même si la circulation, par exemple, est devenue infernale. Mais pour avoir vécu à São Paulo, Rio de Janeiro et Istanbul, je suis aussi capable de relativiser et de me dire que le problème de la circulation à Curitiba n'en est pas vraiment un. Et puis ici, il existe encore quelques raccourcis (rires).*

La circulation automobile est-elle l'aspect qui a le plus changé au fil des ans ?Non, ce qui a le plus changé, ce sont les gens. Quand j'étais adolescent, pour qualifier les gens de cette ville, on parlait du "Curitiboca", c'est-à-dire le vrai *Curitibano, amoureux de sa ville et d'une nature réservée. Aujourd'hui, les gens sont beaucoup plus ouverts. Il y a quelques années, il y a eu une migration en provenance de São Paulo, de Rio de Janeiro et du Nordeste. Au début, les habitants de Curitiba ne voyaient pas ça d'un bon œil. Cette attitude a changé. Aujourd'hui, la ville est beaucoup plus ouverte, elle a évolué. Du coup, je crois qu'on voit de moins en moins de "vrais" Curitibanos. Les gens disent toujours que les habitants de Curitiba sont froids, peu accueillants. Mais ce n'est pas vrai. Nous sommes peut-être un peu méfiants au début, mais en notre for intérieur, nous sommes chaleureux (rires).

Si vous deviez expliquer à un étranger ce qu'il y a de plus intéressant à Curitiba, que lui diriez-vous ?Pour moi, la ville est très attractive car sous certains aspects, elle rappelle beaucoup les villes européennes : les transports publics y sont très bien organisés et c'est la même chose pour les attractions touristiques. Il existe pas mal de bâtiments vieux de 100 ou 200 ans et qui sont très bien préservés. Je pense que Curitiba est mieux conçue que la majorité des grandes villes brésiliennes. En plus, grâce à l'immigration, nous avons une gastronomie bien définie. Mais pour moi, le principal charme de la ville réside dans ses parcs. Ils sont très bien entretenus et vraiment utilisés par la population.

Fréquentez-vous les parcs de Curitiba ? Quels sont vos lieux préférés dans la ville ?Quand j'étais petit, je vivais dans le centre et j'allais beaucoup au Praça Santos Andrade et au Teatro Guaíra. Aujourd'hui, j'aime moins me promener en ville, car le football a fait de moi une personne connue. Mais quand j'ai le temps, j'aime bien aller avec les enfants faire du vélo ou me promener dans le Parque Barigüi. L'ambiance est vraiment sympa. Les gens font du patin, du skate, les personnes âgées se promènent. C'est bien quand les espaces publics sont fréquentés comme ça.

Accueillir la Coupe du Monde de la FIFA va-t-il faire du bien à la ville ?C'est l'une de mes grandes préoccupations : il faut absolument que les travaux soient terminés à temps pour le tournoi, mais surtout que les infrastructures puissent servir en dehors du football. À Curitiba, il y a un désir de réaliser toutes ces améliorations à 100% pour la ville. Comme natif et habitant de Curitiba, j'espère que la ville s'améliorera grâce à la Coupe du Monde. Comme je l'ai dit, il existe une rivalité énorme entre l'Atlético et Coritiba, mais en ce moment il faut la mettre entre parenthèses. Les infrastructures et les transports publics vont bien au-delà de la rivalité entre deux clubs. Ce qui compte, c'est de faire de Curitiba un endroit meilleur, aujourd'hui mais également pour l'après-Coupe du Monde.

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