Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

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11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

L’empire brésilien contre-attaque

Robinho of Brazil (L) in action against Arturo Vidal of Chile
© Getty Images

Lors de la phase de poules de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, la Seleção a dû résoudre trois fois le même problème : comment transpercer un bloc-équipe ultra reculé et peu intéressé par la possession du ballon. L’équation était d’autant plus compliquée pour Dunga qu’il a taillé son équipe pour le jeu en contre.

Ce succès 3:0 sur le Chili constitue le premier match où le Brésil a enfin pu évoluer conformément à ses principes actuels, comme le démontrent les deuxième et troisième buts, œuvres de Luís Fabiano et Robinho respectivement. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a enfin trouvé un adversaire disposé à l’attaquer. D’ailleurs, cette marque de courage représente peut-être la principale erreur du Chili.

"Le Chili a démontré que quelle que soit l’identité de son adversaire, ce qui l’intéresse ce sont les cages adverses", a analysé Kaká pour FIFA.com au terme du match. "Cette conception du jeu nous a permis de trouver des espaces et de mettre en place nos contre-attaques, l’arme principale de notre jeu", a ajouté le 10 verdeamarelho, qui a offert un but à Luís Fabiano, signant ainsi sa troisième passe décisive en trois matches de Coupe du Monde de la FIFA.

Il s’agit pratiquement d’une copie conforme des deux derniers affrontements entre les deux équipes, survenus pour le compte des qualifications sud-américaines. A Santiago (3:0 en septembre 2008) comme au Brésil (4:2 en septembre 2009), si la Seleção s’est créé des occasions, c’est parce qu’elle a rencontré une équipe qui n’a pensé qu’à attaquer. Aujourd’hui, malgré ces deux résultats négatifs, les protégés de Marcelo Bielsa n’ont pas semblé regretter leur choix.

"Jouer la défense reviendrait à renier toutes nos convictions. Or, c’est justement ce jeu offensif qui nous vaut autant de compliments", explique Gonzalo Jara à la FIFA. "C’est normal pour nous de jouer en avançant et on ne compte pas changer de tactique en fonction de l’adversaire", a complété le défenseur de West Bromwich Albion.

Pour le gardien Claudio Bravo, la prudence est une caractéristique que l’équipe du Chili va devoir acquérir pour réagir à certaines situations. "Nous sommes une équipe jeune, l’une des plus jeunes de la Coupe du Monde. Au fil des prochaines compétitions, nous allons nous améliorer sur plusieurs plans, en particulier la défense", a indiqué le portier. "Nous avons dominé la possession pendant la première demi-heure, mais le Brésil c’est le Brésil. Ils ont marqué le premier but, puis le deuxième, et ensuite nous avons moins bien joué", a-t-il souligné.

L’un des principaux artisans des contre-attaques brésiliennes est un joueur qui ne devait même pas figurer dans le onze de départ à l’Ellis Park. Lancé en lieu et place de Felipe Melo, blessé, Ramires s’est montré essentiel au succès brésilien par sa capacité à créer du lien entre les lignes. Sur le troisième but, il a démarré balle au pied et servi Robinho à l’entrée de la surface. "C’est super pour une équipe comme la nôtre de réussir à signer des buts sur contre. Mais je ne pense pas qu’il faille lui donner trop d’importance. C’est également très positif que nous ayons réussi à garder à tout moment le contrôle du jeu", signale le milieu de terrain de Benfica à FIFA.com, avant de regretter le seul point noir de la soirée : un carton jaune synonyme d’absence pour les des quarts de finale face aux Pays-Bas. "C’est fort dommage, parce que j’aurais aimé y être, mais je sais que ce groupe est costaud. Il ne me reste plus qu’à soutenir mes coéquipiers et à espérer que je puisse les rejoindre pour les demi-finales."

En quarts, c’est une équipe des Pays-Bas à trois attaquants, comme le Chili, qu’il faudra tenter de maîtriser. "Il faut encore que l’on se penche sur le jeu des Néerlandais", a expliqué Kaká. "Mais en théorie, on devrait encore pouvoir conserver notre style de jeu." Une analyse qui tient plus du supporter que de l’expert, mais qu’importe, pourvu que les Brésiliens puissent démontrer que dès qu’il y a des espaces, la contre-attaque reste l’arme la plus naturelle.

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