Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™

Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™

31 mai - 30 juin

#WorldCupAtHome

#WorldCupAtHome : Et de cinq pour le Brésil d'O Fenômeno 

Le Brésil et l'Allemagne ne s'étaient jamais croisés en Coupe du Monde de la FIFA™ avant Corée/Japon 2002. La finale entre ces deux grandes puissances du football était donc d'autant plus attendue, elle n'a pas déçu ! Yokohama a été le théâtre d'un choc titanesque entre l'attaque de feu brésilienne, emmenée par un Ronaldo revenu au sommet de son art, et la défense de fer allemande verrouillée par Kahn, le meilleur gardien de la planète à l'époque.

📝 En bref

Brésil 2-0 Allemagne

📅 30 juin 2002
📍 International Stadium Yokohama, Yokohama

⚽ Buteur

Ronaldo (67', 79')

Compositions

  • Allemagne : Oliver Kahn (c), Thomas Linke, Carsten Ramelow, Christoph Metzelder, Torsten Frings, Dietmar Hamann, Jens Jeremies (Gerald Asamoah 77'), Marco Bode (Christian Ziege 84'), Bernd Schneider, Miroslav Klose (Oliver Bierhoff 74'), Oliver Neuville.

  • Brésil : Marcos, Lucio, Edmilson, Roque Junior, Cafu (c), Gilberto Silva, Kleberson, Roberto Carlos, Ronaldinho (Juninho 85'), Ronaldo (Denilson 90'), Rivaldo.

Brazil's Kleberson kicks past Germany's Miroslav Klose
© Getty Images

👇 Le contexte

L'enjeu était de taille. La Mannschaft espérait rejoindre le Brésil en décrochant un quatrième titre mondial, tandis que la Seleção visait une cinquième étoile qui lui donnerait deux longueurs d'avance sur ses plus proches concurrentes, l'Allemagne et l'Italie.

Le Brésil s'est adjugé son groupe avec trois succès à son actif, avant de défaire la Belgique, l'Angleterre et la Turquie sur la route de la finale. De leur côté, les hommes de Völler ont terminé en tête de la poule E au terme de deux victoires et un nul, mais se sont hissés à grand-peine sur la dernière marche, après avoir vaincu le Paraguay, les États-Unis et la République de Corée sur la plus petite des marges.

⚔️ Les clés du match

  • Une absence lourde de conséquences : Michael Ballack s'est montré décisif dans l'accession en finale de l'Allemagne, en inscrivant les buts de la victoire en quart et en demi-finale contre les États-Unis et la République de Corée respectivement. Un carton jaune dans le dernier carré l'a malheureusement privé de l'ultime duel. Et la Mannschaft va le payer cher.
  • Un triple finaliste : Cafu a disputé sa troisième finale de Coupe du Monde et fêté son deuxième sacre à Corée/Japon 2002. À États-Unis 1994, son baptême du feu, il est entré en jeu dans la victoire du Brésil sur l'Italie. Quatre ans plus tard, il faisait partie du onze de départ lors de la défaite des siens devant la France. L'arrière droit a joué un rôle crucial dans la résistance opposée au rouleau compresseur germanique conduit par Miroslav Klose, auteur de cinq buts sur les pelouses asiatiques.
  • Kahn à la faute : Au cours des six confrontations précédant la finale, les filets allemands n'ont tremblé qu'une seule fois, lors du nul 1-1 encaissé face à la République d'Irlande en phase de groupes. Dans le match au sommet, Kahn a commis une malheureuse erreur qui a permis à Ronaldo d'ouvrir le score pour le Brésil. "Rien ne pourra me consoler. J'ai fait une seule erreur en sept matches et je l'ai payée comptant. C'est encore plus douloureux quand cela arrive en finale. J'aurais dû maîtriser ce ballon", a lâché le gardien à l'issue de la rencontre.

🌟 Un joueur dans le match

Corée/Japon 2002 a donné à Ronaldo l'occasion de faire oublier la cruelle défaite subie par les Auriverdes quatre ans plus tôt. Bien que n'ayant quasiment pas joué depuis deux ans en raison de graves blessures au genou, O Fenômeno a offert le sacre à son pays en marquant le doublé de la victoire en finale. Il a terminé le tournoi avec huit réalisations à son compteur.

Ronaldo helps up Oliver Kahn during the 2002 FIFA World Cup Final
© Getty Images

🎙️ Entendu…

"C'est une sensation fabuleuse de soulever ce trophée. Je suis très ému de voir que notre victoire a apporté du bonheur à tant de gens. Je brûlais d'envie de devenir champion du monde. Atteindre cet objectif et remporter le titre le plus convoité du football m'a rendu heureux au-delà de toute expression" - Ronaldo, attaquant du Brésil

"Le Brésil l'a mérité. La Coupe du Monde a été fantastique, mais ce n'était pas notre tour. Le Brésil a été meilleur que nous aujourd'hui et pour nous, disputer la finale est déjà une victoire en soi. Nous sommes allés le plus loin possible. Nous n'aurions pu gagner que si le Brésil avait oublié de jouer" - Christoph Metzelder, défenseur de l'Allemagne

"Un groupe qui veut gagner est bien plus facile à diriger que des joueurs en plein doute, démobilisés ou en conflit. Être capitaine du Brésil en 2002 était très simple, car nous visions tous le même objectif : devenir champions du monde. Quand l'équipe fait bloc et que les ego sont mis au placard, on joue sur du velours" - Cafu, capitaine du Brésil

🔜 Et après ?

La campagne triomphale du Brésil a effacé l'amer souvenir de France en 1998. Moins de six semaines plus tard, Scolari a cédé sa place à Carlos Alberto Parreira, qui conservera plusieurs champions du monde 2002 dans son effectif. La Seleção a cependant dû renoncer à la passe de deux après s'être inclinée contre les Bleus en quarts de finale d'Allemagne 2006.

La Mannschaft a, quant à elle, été remaniée en profondeur à la suite du départ de Völler, qui a fait les frais de l'élimination de son équipe dès le premier tour de l'UEFA EURO 2004. Deux ans plus tard, une Allemagne new-look a manqué l'occasion de remporter la Coupe du Monde sur son sol, après avoir perdu la demi-finale face à l'Italie, future vainqueur de l'épreuve.

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