Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Un grand coup sur la cabeza

© Getty Images

Qualifiée de "coup de massue" par Xavi, la surprenante défaite contre les Suisses (0:1) a sonné l'équipe d'Espagne. Malgré tout, les joueurs se défendent : ils n'ont pas perdu leur football en deux jours et vont rester fidèles à leur jeu à une touche de balle.

David Villa, qui a cherché en vain à trouver la combinaison du cadenas helvétique, a accepté de discuter quelques minutes avec FIFA.com dans le stade de Durban. Sans tirer la sonnette d'alarme, l'attaquant espagnol est tout de même conscient de la situation : "On doit travailler. On a déjà grillé le joker qu'on avait dans le groupe. Maintenant, on n'a plus le droit à l'erreur. On va tout faire pour gagner les deux prochains matches".

À l'heure d'analyser le revers contre la Nati, le néo-Barcelonais a du mal à trouver des explications. "Ça a été un match bizarre, un peu comme celui perdu contre les États-Unis à la Coupe des Confédérations l'an dernier. La Suisse a très bien défendu, elle nous a compliqué la tâche", estime l'ancien Valencian. Toutefois, l'idée ne l'effleure pas un instant de remettre en question le projet de jeu espagnol : "On a essayé de développer notre jeu mais on n'a pas su trouver la profondeur comme on l'a fait sur d'autres matches. Quoi qu'il arrive, on va continuer à travailler sur la même ligne", ajoute-t-il.

Le Honduras, mauvais souvenir
Contre la Suisse, la Roja s'est présentée avec deux milieux défensifs et une seule pointe, David Villa, que l'on a souvent vu glisser sur le côté gauche, en quête d'une porte d'accès à la surface. El Guaje aurait-il ressenti un certain isolement ? "Ce n'est pas le moment d'émettre des réserves quant à notre façon de jouer. Maintenant, il faut se serrer les coudes pour gagner les deux matches restants. C'est bien que cet accident soit arrivé maintenant et non pendant la phase à élimination directe, car il nous reste du temps pour réagir."

L'Espagne aura l'occasion de se racheter le lundi 21 juin à l'Ellis Park de Johannesburg contre le Honduras, lui aussi battu lors de la première journée du Groupe H. Il s'agit de la deuxième participation de la sélection catracha à l'épreuve suprême, elle qui avait connu son baptême du feu à Espagne 1982. Villa, âgé de six mois à l'époque, ne se souvient pas de cette édition. Nous lui proposons donc un petit cours de rattrapage.

Il y a 28 ans, les Espagnols avaient été opposés à la H lors de leur premier match dans l'épreuve, disputé au stade Luis Casanova de Valence. Les néophytes centraméricains avaient alors joué les trouble-fêtes en contraignant les locaux au partage des points (0:0). "On vient de perdre, mais ça ne veut pas dire qu'on aura peur lors du prochain match", prévient le numéro 7 espagnol.

"On a toujours appelé à la mesure"Le football est fait de grands écarts. Il y a deux jours encore, les médias n'avaient pas assez de mots pour dire à quel point l'Espagne était favorite. Au lendemain de la défaite, tout le monde souligne la piqûre de rappel administrée par les Suisses aux champions d'Europe. "Ce sera une leçon d'humilité pour ceux qui nous avaient annoncés favoris. Depuis le vestiaire, on a toujours appelé à la mesure. Aujourd'hui, la compétition nous donne raison. On a toujours dit que n'importe quelle équipe peut poser des problèmes et on ne s'est pas trompé. On a donc la conscience tranquille", se défend-il.

Les matches de la première journée d'Afrique du Sud 2010 n'ont pas été favorables aux attaquants. À entendre le goleador espagnol, cette situation est presque logique : "Il y a beaucoup de respect entre les équipes, surtout lors de la première journée, qui est une prise de contact pour tous les joueurs avec cette grande compétition qu'est la Coupe du Monde. Moi, je veux seulement voir les buts tomber quand c'est l'Espagne qui joue".

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