Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

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12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Ignashevich revisite ses rêves d'enfant

Sergey Ignashevich (L) and Alan Dzagoev of Russia acknowledge the fans
© Getty Images

Certaines des plus belles légendes de l'histoire du football sont nées au Maracanã. Cette enceinte prestigieuse va servir de révélateur à une nouvelle génération d'internationaux russes avides de succès. Versés dans le Groupe H de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™, ils s'apprêtent à relever un grand défi dans ces lieux chargés d'histoire. La *Sbornaja *n'a plus eu l'occasion de se produire au plus haut niveau depuis 2002.  

Sergey Ignashevich conserve un souvenir ému de sa première Coupe du Monde, vécue en tant que spectateur. En 1990, l'actuel défenseur de la Russie n'était encore qu'un enfant. "À l'époque, nous suivions les matches entre amis. Dès le coup de sifflet final, nous filions dans la cour pour imiter les exploits auxquels nous venions d'assister", raconte l'intéressé au micro de FIFA.com. "Nous nous prenions pour Diego Maradona, Roberto Baggio, Marco van Basten et d'autres grands joueurs. Entre les matches, nous étions toujours dehors pour des démonstrations improvisées : comment attaquer le ballon, comment réussir le coup du sombrero… Nous voulions être comme eux. Pourtant, aucun de nous ne s'imaginait disputer un jour une Coupe du Monde."  

Une étape importante
Avec la qualification de la *Sbornaja *pour la phase finale, des millions de jeunes se voient sans doute aujourd'hui dans la peau d'Alexandr Kerzhakov, Victor Fayzulin ou même Ignashevich. En tout cas, les couleurs russes flotteront certainement dans bien des foyers, comme c'était déjà le cas il y a 24 ans. "Je m'étais préparé pour ce grand rendez-vous. J'avais dessiné sur une feuille de papier les drapeaux de tous les pays présents", poursuit le joueur du CSKA Moscou.  "Je suivais tous les matches. Devant ma télévision, j'agitais le drapeau argentin, l'équipe dont j'étais supporter à l'époque."

Si quelqu'un s'était avisé de prédire au jeune Moscovite de dix ans qu'il foulerait un jour la pelouse sur laquelle tant de grands joueurs ont évolué, ce dernier ne se serait sans doute même pas donné la peine d'écouter jusqu'au bout. "Nous n'aurions même pas osé rêver de jouer dans ce stade…", admet-il. "Il était célèbre dans le monde entier. Ce match va marquer une étape importante dans nos carrières."

Le contexte s'annonce riche en émotions, mais le match lui-même n'est pas dénué d'enjeu. En cas d'échec, la Russie ne serait plus maîtresse de son destin. La *Sbornaja *n'a plus atteint les huitièmes de finale depuis 1986, à l'époque de l'URSS. "Ce match s'annonce aussi difficile qu'important pour nous", prévient le défenseur. "Je ne doute pas un instant que nous donnerons le maximum. Je pense sincèrement que nous ferons mieux que face aux Sud-Coréens."

Un trac à chasser
Effectivement, le match de Cuiaba ne s'est pas déroulé exactement comme prévu. Les Russes ont été menés, suite à une erreur d'Igor Akinfeev. Kerzhakov a arraché le point du nul en fin de rencontre, mais le pays hôte de l'édition 2018 a souvent été à la peine. "Nous étions trop nerveux. Nous avons commis beaucoup d'erreurs en première mi-temps, ce qui ne nous ressemble guère. J'attribue cette contre-performance au trac", estime Ignashevich, avant de tempérer : "Après l'ouverture du score, nous avons fait preuve de caractère. Nous avons compris que la situation était en train de nous échapper. Maintenant que nous avons goûté au très haut niveau, cette nervosité devrait disparaître. C'est ce que nous a assuré Fabio Capello."  

L'ambiance électrique qui règne parfois au Maracanã a tourné la tête de plus d'un champion. Pourtant, à 10 000 kilomètres de là, des légions d'enfants russes suivront avec excitation les moindres faits et gestes d'Ignashevich et de ses coéquipiers. Peut-être se fabriqueront-ils à cette occasion des souvenirs qu'ils chériront encore longtemps après.

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