Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

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12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

James Rodriguez : "Pour l'éternité"

adidas and FIFA officially handed over the adidas Golden Boot Trophy to Colombia’s James Rodríguez during a short presentation in Madrid. Photo: adidas
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Dans les années 1990, la Colombie a participé trois fois de suite à la Coupe du Monde de la FIFA™ : Italie 1990, États-Unis 1994 et France 1998. Durant l'édition française, un petit Colombien donnait ses premiers coups de pied dans le ballon. L'enfant né à Cúcuta ne pouvait évidemment pas imaginer que 16 ans plus tard, pour la participation suivante de son pays à l'épreuve, il allait inscrire son nom en lettres d'or dans les annales du tournoi.

Après avoir pris part aux versions U-17 et U-20 de la Coupe du Monde, en 2007 et 2011 respectivement, James Rodríguez a fait ses débuts avec les seniors colombiens à l'occasion de la première sortie des Cafeteros dans les qualifications pour Brésil 2014. Dans ce qui est à ce jour la meilleure prestation de la Colombie dans l'histoire de la compétition préliminaire sud-américaine, le nouveau joueur du Real Madrid a disputé 15 rencontres et marqué trois buts. Il a ouvert le score lors du premier match gagné après l'arrivée de José Pekerman à la tête de l'équipe, face au Pérou. Lors de l'exercice 2013/14, tout va s'accélérer pour le milieu de terrain. En équipe nationale, il prend le mythique numéro 10 à jamais associé à Carlos Valderrama. Après être arrivé à Monaco en provenance de Porto, il effectue une saison pleine sur le Rocher et se présente plus affûté que jamais à Brésil 2014.

La blessure de Radamel Falcao, meilleur buteur (9 réalisations) de la Colombie pendant les qualifications mondialistes, plonge momentanément dans le doute l'équipe dirigée par Pekerman. James va vite l'en sortir, en trouvant le chemin des filets au moins une fois dans chacune des cinq parties disputées par son pays dans la dernière Coupe du Monde.

Du plat du pied, de la tête, sur penalty, sur reprise de volée - ce but a d'ailleurs été élu "But du tournoi" -, la nouvelle recrue madrilène a fait mouche de toutes les façons possibles et imaginables. Il a remporté le Soulier d'Or adidas devant des pointures comme Thomas Müller, récipiendaire de ce trophée à Afrique du Sud 2010, Lionel Messi ou encore Neymar.

Quelques minutes après la remise de la récompense tant convoitée, FIFA.com s'est entretenu avec James Rodríguez à Madrid. Le Colombien donne son avis sur la performance de son pays au Brésil, sa prestation personnelle et les récompenses individuelles.

James, deux mois après le coup d'envoi de Brésil 2014, avec un peu de recul, réalisez-vous l'ampleur de ce que vous avez réussi ?
Oui, nous avons fait fort. Je suis content d'avoir pu aider la Colombie à atteindre les quarts de finale. Nous voulions aller plus loin, mais le Brésil possède de grands joueurs. Le rêve s'est arrêté là.

Vous avez marqué six buts. Lequel préférez-vous et pour quelle raison ?
J'ai marqué six buts. Tous ont été importants au sens où ils ont à chaque fois aidé l'équipe à gagner. Chacun d'entre eux a été particulier, car marquer un but dans une compétition de ce niveau est toujours quelque chose d'exceptionnel.

*Les internautes de FIFA.com ont élu votre première réalisation contre l'Uruguay "But du tournoi". Combien de fois l'avez-vous revu ? * J'ai dû le revoir une vingtaine de fois. C'est un geste que je travaille beaucoup à l'entraînement. Sur cinq frappes, j'en mets à peu près deux au fond. J'ai essayé et le ballon est allé sous la barre. Mais personnellement, je préfère mon but contre le Japon. Je pense qu'il avait plus de classe, plus de magie. C'est un but superbe.

L'absence de Radamel Falcao, buteur attitré de la Colombie, vous a-t-elle forcé à prendre plus de responsabilités en attaque ?
Même avec Falcao, je tente ma chance et j'essaie de marquer des buts. Son absence a été une grosse perte, car il est extrêmement important pour nous tous. Mais j'ai toujours été attiré par le but. Je ne veux pas me contenter de faire des passes.

Vous avez mentionné le match contre le Brésil. Après le coup de sifflet final de cette rencontre, David Luiz est venu vers vous pour vous consoler. Comment avez-vous vécu cet instant ?
J'étais convaincu que nous pouvions aller en demi-finale et même en finale. Il est venu me consoler. C'est normal entre joueurs et collègues. Je n'oublierai jamais son geste.

Quand vous avez vu la manière dont le Brésil a été battu par l'Allemagne, regrettez-vous encore plus l'élimination de la Colombie ?Non. C'est le football. Chaque jour est différent. Aujourd'hui peut être un bon jour, demain un mauvais. Les défaites comme celle du Brésil contre l'Allemagne font partie des choses qui arrivent.

Selon vous, l'Allemagne mérite-t-elle son titre mondial ?Oui, c'est mérité. L'Allemagne possède d'excellents joueurs. Les quatre équipes qui ont atteint les demi-finales méritaient de gagner.

La Colombie n'avait plus participé à la Coupe du Monde depuis 1998. Vous aviez alors six ans. Avez-vous des souvenirs de ce tournoi ?
Je ne me souviens pas bien de France 1998. Le rêve de toute la Colombie et de toute notre équipe était d'aller au Brésil et d'écrire une page d'histoire. Nous y sommes parvenus. C'est là pour l'éternité.

Comment avez-vous suivi le tournoi après l'élimination de la Colombie ? Avez-vous surveillé en particulier Thomas Müller et Lionel Messi, qui ont été en course jusqu'au bout pour le Soulier d'Or ?
J'ai essayé de ne pas trop y faire attention, mais c'était impossible, car je voulais absolument le gagner. Le Soulier d'Or est un rêve devenu réalité.

Où allez-vous mettre ce Soulier d'Or adidas ?
Chez moi. Il sera toujours prêt de moi. C'est quelque chose pour toute la vie.

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