Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™

Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™

9 juin - 9 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2006™

Kaka : mon équipe +10

Pour Kaka , la Coupe du Monde de la FIFA 2006 aura été pour le Brésil une histoire de promesses non tenues.

Le jeune Brésilien de 24 ans va devoir tirer un trait sur les espoirs qu'avait suscités son but contre la Croatie pour l'entrée en lice de la Seleção. Après l'échec retentissant du carré magique de Carlos Alberto Parreira, pétrifié par le sorcier Zinédine Zidane, le Brésil voit le Trophée s'envoler pour l'Europe, où il passera les quatre prochaines années.

"On a perdu parce qu'à aucun moment, on n'est arrivés à imposer notre style de jeu", regrettait le milieu milanais après la défaite 1-0 de son équipe, reconnaissant néanmoins que la victoire française n'était que justice.

Pourtant, malgré l'incapacité des joueurs de Parreira à retrouver le niveau de ceux de Scolari, malgré encore les espoirs déçus d'un footballeur susceptible de devenir la grande star de cette Coupe du Monde de la FIFA, Kaka n'est pas homme à se plaindre de son sort. Car s'il y a bien une chose qui caractérise le Brésilien, c'est la gratitude. C'est un joueur qui a failli perdre bien plus qu'un match de football, quand, en septembre 2000, il se fracture la sixième vertèbre en trébuchant d'un plongeoir.

Les conséquences auraient pu être très graves, bien sûr, mais les craintes pour la mobilité du jeune homme de 18 ans et sa carrière naissante ont vite été dissipées : deux ans après l'accident il devenait champion du monde avec la Seleção. L'année suivante, il signait au Milan AC pour 8,5 millions de dollars, une "misère" selon les termes du propriétaire du club, Silvio Berlusconi. Des propos qui devaient s'avérer justifiés, puisque, l'année d'après, le jeune milieu brésilien était élu meilleur joueur de Serie A, au terme d'une ascension fulgurante.

Pour Kaka, cette incroyable destinée, c'est à Jésus qu'il la doit. Ainsi, pour prouver sa reconnaissance, il devient en 2004 ambassadeur contre la faim en participant au programme de lutte des Nations Unies. Dans le milieu footballistique, on le connaît pour son humilité et sa générosité. Totalisant 43 capes à 24 ans seulement, le puissant et adroit milieu offensif pourra se consoler en se disant qu'il a encore tout l'avenir devant lui.

L'équipe adidas +10 de Kaka

D'abord je prendrais Dida comme gardien. A droite de la défense je choisirais Cafu et au centre mon jeune frère Digão (issu du centre de formation du Milan et prêté au club de Serie B de Rimini). Il débute dans le métier et il est promis à une brillante carrière. Enfin, je complèterais ma ligne d'arrières avec Paolo Maldini.

Au milieu, à gauche, je mettrais mon ami Serginho, du Milan. Je trouverais aussi une place dans l'entrejeu pour mon père Bosco, qui était très bon et très mobile quand il était junior, avant de s'arrêter pour entrer à l'Université. A cette époque, le football n'était pas ce qu'il est devenu aujourd'hui : il passait après les études. Dans l'axe, je jouerais aux côté de Zinedine Zidane. C'est un joueur extraordinaire. Il est incontournable.

Comme dernier milieu, j'alignerais Rai, principalement parce qu'il a été un exemple pour moi quand je jouais à São Paulo. Il était le héros des supporters. J'étais encore tout jeune quand il partait à la conquête du monde pour gagner tous les titres possibles et imaginables : la Copa Libertadores, la Coupe du Monde… Rai a été un merveilleux exemple pour moi.

Devant, il y aurait une place pour Pelé, qui est une idole au Brésil et le plus grand footballeur de tous les temps. Enfin, je prendrais Ronaldo, qui n'est pas seulement un très grand joueur mais aussi une personne merveilleuse.