Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Russie 2018 - Espagne

L'Espagne butte encore sur l'hôte

Spain v Russia: Jordi Alba,Andres Iniesta and Sergio Ramos of Spain look dejected
© Getty Images
  • L’Espagne n’a jamais battu le pays hôte d’une Coupe du Monde
  • Iniesta a annoncé sa retraite internationale
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Le bilan des face-à-face entre les deux équipes lui était favorable. Elle partait avec le statut de favorite. Et pourtant, l’Espagne n’a pas réussi à vaincre un signe indien qui la poursuit depuis 1934. Pendant de nombreuses années, la Roja avait lutté contre une autre malédiction en forme de plafond de verre : la barrière des quarts de finale. Elle avait enfin dépassé ce stade à Afrique du Sud 2010, sur la route de son épopée triomphale.

À Moscou, la sélection espagnole a écrit un nouveau chapitre d’une autre série noire : celle de ses défaites face aux pays hôtes en Coupe du Monde de la FIFA™.

  • Italie 1934 : match nul contre la Squadra Azzurra (1-1) et défaite (1-0)
  • Brésil 1950 : défaite 1-6 face à la Seleçao
  • Corée/Japon 2002 : match nul contre les Guerriers Taeguk (2-2) et défaite aux tirs au but (3-5)
  • Russie 2018 : Match nul contre la Sbornaya (1-1) et défaite aux tirs au but (3-4)

Le match avait pourtant pris une bonne tournure pour l’Espagne à la 12ème minute, avec un but contre son camp de Sergey Ignashevich. Malgré l’énorme pression exercée par un stade Loujniki acquis à la cause des siens, la Roja dominait les débats, la circulation de balle et la possession.

Hélas, le penalty transformé avant le repos par Artem Dzyuba, conjugué à son désespérant manque de mordant offensif, ont entraîné le match dans un scénario à l’épilogue dramatique. Au bout de l’épreuve de vérité, l’Espagne a encore dû baisser pavillon face au pays organisateur.

Le saviez-vous ?

C’est la cinquième fois que le pays hôte d’une Coupe du Monde s’impose aux tirs au but

  • Brésil - Chili, en 2014
  • Allemagne - Argentine, en 2006
  • République de Corée - Espagne, en 2002
  • France - Italie, en 1998

Pour le sélectionneur espagnol, Fernando Hierro, cette nouvelle déconvenue a des airs de déjà-vu. Face aux Guerriers Taeguk, en quart de l’édition 2002, il avait exécuté - et réussi - le premier tir au but de la série. Mais comme cette année, la Roja avait été sortie sans perdre de match dans le temps réglementaire ou en prolongation.

La sortie d'une légende
Comme si la défaite n’avait pas été assez douloureuse pour les supporters espagnols, ceux-ci ont appris qu’ils venaient d’assister au dernier match de la carrière internationale du joueur qui avait offert la gloire à la Roja il y a huit ans.

"C’est un cycle personnel qui s’achève pour moi, après avoir commencé il y a longtemps. Tout a un début et une fin. Parfois, les adieux ne sont pas ceux que l’on avait imaginés", confiait Andrés Iniesta au micro de la FIFA après la rencontre.

"Nous avons tout donné mais notre adversaire a fait le match qu’il devait faire et les tirs au but sont cruels. Nous avons échoué et nous n’avons pas pu aller plus loin. On ne peut jeter la pierre à personne sur un penalty raté dans de telles circonstances", a estimé le nouveau joueur du Vissel Kobe, visiblement affecté. "C’est difficile mais nous devons tous tirer les enseignements de cette expérience."

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