Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

La presse asiatique fataliste

© Getty Images

Les sélections asiatiques qualifiées pour la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ ne conserveront probablement pas un souvenir impérissable de leur séjour au Brésil. Les quatre représentants du continent le plus peuplé de la planète ont quitté le tournoi dès la fin de la phase de groupes. Pour la première fois depuis Italie 1990, les équipes de l'AFC n'ont pas réussi à remporter un seul duel, en 12 tentatives.

Plutôt que de se perdre en vaines critiques, les médias asiatiques préfèrent pour le moment analyser en détail les prestations livrées en terre brésilienne. L'Australie a ainsi été la première à faire ses valises, et les journalistes et les experts pointent du doigt les difficultés actuelles.  

Dans un article intitulé "Les *Socceroos *savent ce qu'ils ont à faire", le *Sydney Morning Herald *évoque la marche à suivre pour revenir au niveau des meilleures sélections de la planète. "L'équipe d'Ange Postecoglou s'est mesurée à l'élite mondiale et elle sait maintenant ce qui lui manque : un instinct de prédateur, de la rigueur, de la profondeur de banc et une attaque efficace." "Nous n'avons pas obtenu les résultats que nous espérions", regrette le sélectionneur australien dans ce même article. "Nous étions venus avec l'ambition de nous situer par rapport aux meilleurs. C'est ce que nous avons fait. Maintenant, nous savons où nous en sommes."

Champion d'Asie en titre, le Japona lui aussi connu une sévère désillusion au Brésil. Malgré quelques séquences intéressantes, les *Samouraïs Bleus *ont achevé leur parcours sur une lourde défaite 4:1 face à la Colombie. Les hommes d'Alberto Zaccheroni n'avaient plus connu pareille déroute à ce niveau depuis leur échec face au Brésil, en 2006. Keisuke Honda avait affirmé que son équipe irait au Brésil pour gagner. Malheureusement, ces bonnes intentions n'ont pas résisté à l'épreuve des faits, comme le souligne un article paru dans le *Japan Times : *

"Le Japon a bu le calice jusqu'à la lie en s'inclinant 4:1 devant la Colombie. L'équipe s'est montrée plus combattive que lors de ses deux sorties précédentes, mais elle n'a pas fait le poids face à un adversaire supérieur et rôdé à l'art de la contre-attaque. Il y a fort peu de choses à sauver de cette campagne extrêmement décevante. Il faudra donc retenir les leçons de cette édition brésilienne à l'avenir."

Dominateurs face aux Cafeteros, les Japonais n'ont pu éviter une nouvelle et cinglante défaite. Cette débâcle laisse le sélectionneur perplexe. "Les résultats prouvent qu'il nous manque encore quelque chose", constate Zaccheroni dans un autre article du* Japan Times*. Le technicien italien a démissionné dès la fin du match contre la Colombie. * *

Habituée au succès depuis son incroyable épopée en 2002, la République de Corée est elle aussi repartie bredouille. La *Yonhap News Agency *déplore le manque de réussite de la sélection nationale : "Contre la Belgique (0:1), l'équipe a réussi de belles choses offensivement, mais elle n'a pas marqué. Statistiquement et esthétiquement, il ne fait aucun doute que la Corée du Sud était la plus forte, ce jour-là à l'Arena Corinthians de São Paulo. Les *Guerriers Taeguk *ont tiré au but 18 fois, contre 16 tirs pour les Belges. Au nombre de tirs cadrés, ils mènent 12-11".

Les satisfactionsLes supporters asiatiques ont tout de même eu quelques satisfactions. L'Australie et l'Iran sont tous deux passés tout près de créer la surprise. Les *Socceroos *ont donné du fil à retordre aux Pays-Bas, avant de s'incliner 3:2. L'égalisation de Tim Cahill, qui répondait à l'ouverture du score d'Arjen Robben, fera certainement partie des candidats au titre de but du tournoi.

Dans un article intitulé "Coupe du Monde 2014 : le meilleur et le pire de la phase de groupes", le *Sydney Morning Herald *classe la reprise du milieu de terrain des New York Red Bulls parmi les plus belles réalisations du tournoi. "Il va falloir se lever tôt pour battre l'extraordinaire volée de Tim Cahill contre les Pays-Bas. Le fait que le ballon ait touché la transversale ne la rend que plus magnifique."  

L'Iran de Carlos Queiroz a, quant à lui, fait trembler l'Argentine jusqu'au bout. Il aura fallu une frappe de Lionel Messi dans les dernières secondes pour emporter la décision. En dépit du résultat, les supporters iraniens semblent plutôt satisfaits, à en croire l'Iran Daily. "Les Iraniens sont descendus dans les rues pour rendre hommage à leur équipe", rapporte le plus grand journal du pays. "Bien après minuit, on a pu entendre les klaxons et détonations des feux d'artifices. Les rues de Téhéran étaient encombrées de monde, comme aux heures de pointe."

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