Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

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14 juin - 15 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2018™

La renaissance de Mooy sur le chemin de la Russie

Aaron Mooy of Australia shoots on goal
© Getty Images

En 2014/15, la saison d’A-League australienne avait enregistré une pause due à l’accueil de la Coupe d’Asie de l’AFC. Après avoir pris part à la victoire 2:0 sur les Central Coast Mariners au début du mois de janvier 2015, Aaron Mooy, pensionnaire de Melbourne City, avait été contraint à un long chômage technique. Comme il le prévoyait en raison de sa maigre expérience internationale, le joueur alors âgé de 24 ans n’avait pas été retenu au sein des Socceroos pour cette compétition. Sous la houlette d’Ange Postecoglou, l’Australie avait alors décroché son premier titre continental asiatique à l’issue d’un succès 2:1 en prolongations sur la République de Corée.

Après un tel sacre, les places de titulaire chez les Socceroos s’annonçaient difficiles à prendre, sachant que les vainqueurs de la Coupe d'Asie semblaient avoir une longueur d’avance. Mais Mooy a su défier les pronostics et se faire une place dans le onze à la faveur d’une rencontre amicale contre l’Allemagne disputée en mars 2015 où le milieu de terrain a brillé par sa qualité de ses passes. C’est ainsi que le Citizen a disputé sept des huit matches qualificatifs pour Russie 2018 joués par l’Australie, marquant deux buts et distribuant six passes décisives.

"J’aime bien être en contact avec le ballon et trouver de bonnes passes vers l’avant pour essayer de créer des occasions", souligne Mooy à FIFA.com. "C’est ça, mon jeu. Je joue de plus en plus souvent et ça influe sur ma confiance. J’ai passé plusieurs saisons en A-League et j’ai fait de gros progrès." Plus précisément, cela fait depuis la fin 2012 que Mooy foule à nouveau les terrains australiens. Il avait auparavant évolué en Angleterre, aux Bolton Wanderers, puis en Écosse, à St Mirren, où il est devenu professionnel. À son retour à la maison, en 2012, tout semblait se passer pour le mieux pour Mooy. Il jouait régulièrement au sein des Western Sydney Wanderers, le club de sa ville natale, et il a marqué lors de ses débuts en équipe nationale, contre Guam en décembre 2012.

Tout semblait indiquer qu’il se ferait rapidement une place en équipe nationale, notamment sa présence au sein des Young Socceroos à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2009, une expérience qu’il considère comme "incroyable". Mais bizarrement, il n’a jamais eu sa chance en qualifications pour Brésil 2014. Il a dû se contenter d’une titularisation au Championnat d’Asie de l’est 2013, son seul match international jusqu’à sa renaissance sous la tutelle de Postecoglou. Le milieu de terrain n’a d’ailleurs pas de mots pour dire tout le bien qu’il pense de l’ancien international socceroo devenu sélectionneur.

"C’est un très bon entraîneur", indique Mooy. "Le style de jeu qu’il cherche à imposer correspond exactement à ce que j’aime. Je suis ravi de jouer pour lui. Il est intimidant, certes, mais son idée du football est identique à la mienne." Les Aussies ont enchaîné de très belles performances en route vers la Russie, comme en témoigne leur total de 29 buts inscrits, le plus élevé du Tour 2 en Asie. Ils vont désormais affronter l’Irak, le Japon, l’Arabie saoudite, la Thaïlande et les Émirats arabes unis dans une poule relevée. "C’est un groupe compliqué", estime Mooy. "Il y a des nations très solides et les matches à l’extérieur s’annoncent difficiles. Mais on a confiance en nous et on joue de mieux en mieux. On devrait être au top pour le début de ce Tour 3."

Iniesta, le modèle
Toutefois, Mooy devra composer avec le jet-lag à la reprise des matches de qualification pour la Coupe du Monde, en septembre prochain. Le joueur a en effet décidé de rejoindre le Manchester City de Pep Guardiola, club auquel sa formation de Melbourne est affiliée. Ironie du sort, Mooy a souvent été comparé par les fans des Socceroos à un certain Andres Iniesta, l’un des principaux relais techniques de Guardiola pendant sa période barcelonaise. "Il fait partie des joueurs que j’ai beaucoup regardés", reconnaît le joueur. "Il est au sommet du jeu. C’est un super joueur et c’est un plaisir de le regarder jouer".

Dès sa signature à City, Mooy a été prêté à Huddersfield Town, club de 2e division anglaise, et il y a fort à parier qu’il saura rapidement trouver ses marques. Huddersfield est en effet à moins d’une heure de Bolton et son Écossaise de fiancée, rencontrée pendant son passage à St Mirren, l’aidera à se familiariser avec la région. Quelle que soit sa capacité d’adaptation à son nouveau club anglais, Mooy sait qu’il ne doit pas s’attendre à ce que Postecoglou le rappelle systématiquement en équipe nationale. "Tout peut arriver", conclut Mooy. 'Je pourrais être mauvais avec mon club et ne plus être convoqué. Je vais essayer de gagner ma place match après match".

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