Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Landreau, fine lame et troisième couteau

Bastia's French goalkeeper Mickael Landreau reacts
© AFP

Le 15 juin prochain, la France fera son entrée en lice face au Honduras dans le Groupe E de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014. Les internationaux français espèrent tous être à Porto Alegre ce jour-là et attendent avec fébrilité la liste finale de Didier Deschamps. "Personnellement, je le vis assez sereinement, car j'ai déjà vécu une Coupe du Monde et un Euro et je sais ce que c'est", explique Mickaël Landreau à FIFA.com. "Si on ne me prend pas, je serai déçu évidemment, mais si on me prend, je sais pourquoi. Je sais ce que je dois apporter à l'équipe, au groupe et sur le terrain. Finalement, c'est assez limpide."

Beau joueur, le portier de 35 ans respectera le choix de son sélectionneur qui, dès sa prise de fonction en août 2012, lui a permis de retrouver les Bleus après plus deux ans d'absence dans le groupe, et cinq après son dernier match. La doublure d'Hugo Lloris et de Steve Mandanda estime que les choix de DD sont compris et respectés : "Je pense que, par rapport à ce qu'il a fait, on a confiance en ce qu'il ressent, en son analyse. Il a une vraie légitimité et il n'y a pas de hasard. C'est quelqu'un qui fédère autour de lui, que ce soit en tant que joueur ou en tant qu'entraîneur".

Même s'il est au crépuscule de sa carrière, Landreau affiche une fraîcheur et un enthousiasme qui donnent parfois le sentiment que  le temps n'a pas de prise sur ce vétéran qui a débuté son parcours professionnel avec le FC Nantes en 1996, à l'âge de 17 ans. Véritable phénomène sur sa ligne, ce spécialiste des penalties a ensuite fait le bonheur du Paris Saint-Germain, de Lille et aujourd'hui de Bastia. C'est avec le club corse qu'il a battu en décembre dernier le fameux record de Jean-Luc Ettori du plus grand nombre de matches disputés dans le championnat de France (602). 

En équipe de France, il compte 11 sélections dont la dernière remonte à 2007. "J'ai été numéro un à certaines périodes, notamment lors des qualifications pour l'Euro 2008", rappelle-t-il. "Je n'ai aucun regret par rapport à ça. La vie de sélection et de club, c'est complètement différent. Même si on peut être frustré par moments, on est à la disposition de son pays et on doit apporter le maximum au groupe et être exemplaire".

Doublure en or
C'est avec ce même sens du devoir qu'il avait pris part à l'aventure des Bleus jusqu'à la finale contre l'Italie il y a huit ans, un exploit qu'il espère bien revivre au Brésil : "Personnellement, quand je vais quelque part, j'imagine toujours réussir le meilleur parcours possible, en tous cas de m'investir et d'apporter le maximum. Quand on me sélectionne bien sûr ! (rires) C'était le cas en 2006 où je suis allé à la Coupe du Monde avec cette envie de remplir mon rôle de la meilleure des façons, dans un contexte qui était très difficile entre Fabien Barthez et Gregory Coupet. Je m'adapte à ce qui se présente".

Aujourd'hui, l'ambiance entre Lloris et Mandanda semble bien plus détendue : "Il y a beaucoup de respect entre eux", assure Landreau, qui estime par ailleurs que, pour être du voyage au Brésil, mieux vaut être le meilleur troisième gardien, que le troisième meilleur gardien... "Il y a aussi une grande compréhension du rôle de chacun. Être numéro un, c'est différent d'être numéro deux. Je connais Steve depuis des années et nous avons une certaine complicité. C'est quelqu'un d'une grande intelligence et qui a un vrai sens du collectif. Il fait le maximum pour que le niveau d'entraînement soit très élevé, et pour qu'Hugo puisse être dans les meilleures conditions."

Cette bonne émulation chez les gardiens semble illustrer la dynamique nouvelle qui porte depuis plusieurs mois des Tricolores qui semblent armés pour gommer le souvenir désastreux laissé en Afrique du Sud en 2010. "La France est un bon outsider",  avance prudemment Landreau. "Le premier match sera très important car il y a toujours beaucoup de pression. Il y a de telles attentes autour d'une Coupe du Monde qu'il faut bien vivre l'événement et savoir le gérer, en plus face à des équipes qui sont prêtes physiquement. Ce premier match peut idéalement te lancer comme te rajouter encore plus de pression. Tout le monde a tendance à sous-estimer le Honduras, mais par expérience je peux dire qu'un premier match n'est jamais facile. C'est pour ça que le sélectionneur insiste autant là-dessus", conclut-il.

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