Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

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11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Les Caïmans s'en remettent à Brown

Opposées aux Bermudes, données largement favorites, pour le premier tour des qualifications à Afrique du Sud 2010, les Iles Caïmans peuvent trouver matière à espérer. Elles possèdent en effet l'un des entraîneurs les plus chevronnés et les plus respectés des Caraïbes.

Le Jamaïcain Carl Brown, 56 ans, s'est fait une réputation qui va bien au-delà des frontières caribéennes. Après avoir porté plus de 60 fois le maillot de la Jamaïque dans les années 70 et 80, Brown a été l'adjoint de Rene Simoes lorsque les Reggae Boyz ont disputé leur seule et unique Coupe du Monde de la FIFA en 1998, avant de prendre lui-même les commandes de la sélection à cinq reprises.

"Je ne peux pas vous affirmer que nous conduirons les Caïmans jusqu'à la Coupe du Monde comme nous l'avons fait pour la Jamaïque, mais je peux vous assurer que cette équipe sera l'une des plus fortes des Caraïbes'', explique l'ex-entraîneur de Premiership anglaise et co-équipier de ce passionné de football qu'était Bob Marley.

Lorsque Brown a pris les rênes de la sélection caïmanaise, l'an passé, sa première mission a été d'évaluer le niveau de ses joueurs, issus principalement du système universitaire américain et des différentes ligues d'amateurs locales.

Il a été surpris de constater combien le talent affiché était comparable à celui que l'on peut trouver dans sa Jamaïque natale. "Les joueurs des Caïmans rappellent ceux de la Jamaïque'', a-t-il confié à FIFA.com, en précisant que les 42 000 habitants de l'archipel (comparés aux 2,5 millions de Jamaïcains) constituent un bloc homogène. "

Les joueurs viennent de milieux défavorisés, comme la plupart des Jamaïcains ; ils possèdent la vitesse, l'agilité et l'aptitude à improviser de tous ceux qui ont fait leurs armes sur des terrains de fortune

."

Et d'ajouter : "Le talent brut est bien présent. Mon travail est d'instiller un degré de professionnalisme en laissant entrevoir aux joueurs un avenir footballistique prometteur. Il n'y a qu'à voir le nombre de Trinidadiens et de Jamaïcains qui évoluent en Angleterre''.

*Les leçons de Sam et Bob * Si les insulaires veulent du professionnalisme, Brown est l'homme de la situation. Lorsque les stars jamaïcaines Ricardo Gardner et Jermaine Johnson ont signé à Bolton en 1998, le manager Sam Allardyce a engagé Brown comme assistant pour une année.

"J'ai beaucoup appris sous la direction de Big Sam'', rappelle le nouveau patron des Caïmans à propos de l'entraîneur déchu de Newcastle. "Avec lui, il y avait une place pour chaque chose. Rien n'était laissé au hasard. Tout le monde était consulté".

Mais son expérience de la Premier League n'est pas seule à faire l'originalité de Brown. Joueur, puis entraîneur de la célèbre équipe de Boys Town, il lui est même arrivé de jouer aux côtés de Bob Marley, qui, à défaut de briller sur les terrains, devait par la suite illuminer les scènes musicales du monde. "Parfois, je me demande s'il n'aimait pas plus le football que la musique, sourit Brown. A Trenchtown (banlieue pauvre de la capitale jamaïcaine),

Bob Marley aimait se joindre à l'équipe, même après avoir connu la consécration internationale. Il était passionné de football, et sur le terrain, il ne s'en laissait pas conter. Il savait jouer.

"

Rien de nouveau sous le soleil des Caraïbes
Contraints de s'entraîner avant et après leur journée de travail, les joueurs des Caïmans doivent consentir d'énormes sacrifices pour préparer leur déplacement aux Bermudes, prévu pour le 3 février. Leurs adversaires les précèdent d'une cinquantaine de places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola et pourront compter sur la vitesse de Khano Smith, qui évolue aux Etats-Unis.

Question sacrifices, cependant, les choses n'ont pas tellement changé. "A mon époque, c'était pareil, dit Carl Brown, un brin dédaigneux. Il fallait s'arracher du lit à huit heures pour s'entraîner, avant d'aller travailler. Après le travail, nous nous entraînions jusqu'à la tombée de la nuit. Aujourd'hui, au moins, les entraînements peuvent se prolonger grâce aux projecteurs'', ironise le technicien.

Conscient du statut d'outsider de son équipe, embourbée dans les profondeurs de la hiérarchie régionale, Brown affiche toutefois une confiance certaine avant son déplacement en terre bermudienne. Il sait que ses troupes seront fin prêtes. "Ne vous méprenez pas.

Nous avons quelques très bons joueurs, ici. Ils évoluent pour la plupart dans le championnat universitaire américain, qui est bien plus relevé que la plupart des ligues caribéennes

'', affirme-t-il. Pour Brown, deux joueurs peuvent envisager une carrière professionnelle : les défenseurs centraux Donald Solomon et Tex Whitelock.

"L'idéal serait de revenir avec tous les points et un maximum de buts pour provoquer un électrochoc et faire sortir les gens de chez eux, conclut-il. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal : avant de vouloir ramener tous les points, veillons d'abord à ne pas tous les laisser sur place."

Avec un vieux briscard comme Brown à la barre, les joueurs des Caïmans ont toutes les chances d'aborder la rencontre sous les meilleurs auspices.

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