Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™

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21 novembre - 18 décembre

Coupe du Monde de la FIFA™

Miya, une Grue sur le chantier de la gloire

The Ugandan striker Faruku Miya in action
© Others

18 ans est un âge symbolique. Dans la plupart des pays, cette barre correspond à l’âge de la majorité légale. C’est la fin de l’adolescence et le début de la vie d’adulte. C’est un cap qui fait rimer maturité avec responsabilité. Le prodige ougandais Faruku Miya en sait quelque chose, le natif de Bulo porte les espoirs de tout un peuple sevré de Coupe d’Afrique des Nations depuis 1978. Numéro 10 des Grues, il en est également le chef d’orchestre, le buteur attitré, la clé de voûte et désormais le capitaine.

"Plus qu’une pression, je ressens surtout cela comme un privilège. C’est un honneur de porter le brassard de l’équipe d’Ouganda. Je suis très touché qu’on ait pu me faire confiance pour accomplir cette mission", raconte-t-il au micro de FIFA.com. "Mais je mentirais en disant que ça ne m’a pas rendu un peu nerveux. Certains de mes coéquipiers ont naturellement plus d’expérience. Et me nommer capitaine a pu interloquer certain. Mais je crois avoir répondu aux attentes."

C’est peu de le dire. Miya a vécu une année 2015 exemplaire. Arrivé sur la pointe des pieds en sélection, en 2014, il inscrit d’abord en amical, en mars 2015, le seul but du match face au grand Nigeria de Vincent Enyeama, qui fêtait alors sa 100ème cape. En juin, l'ancien milieu offensif des Vipers SC - recruté ce 21 janvier par le Standart de Liège - est nommé meilleur joueur de la saison 2014/15 du championnat d’Ouganda. En octobre, face au Soudan, son doublé offre la qualification à ses Grues pour le Championnat d’Afrique des Nations 2016, qu’il a entamé ce 19 janvier avec un but et une passe décisive face au Mali (2:2). En novembre, face au Togo, il inscrit trois des quatre buts - aller et retour compris - et qualifie à lui seul l’Ouganda pour le troisième Tour des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018.

Mais il fallait attendre décembre pour que l’année se termine vraiment en beauté : Miya signe trois buts en Coupe CECAFA - tournoi qui oppose les nations d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Est - et brandit le 14ème trophée de l’Ouganda dans l‘histoire de la compétition. "Ce n’est pas à moi de juger de mes performances. Et quand bien même, je ne peux pas me contenter de cela", lance le jeune homme. "Pour moi, l’important c’est demain. C’est de savoir où je vais et comment je vais m’en donner les moyens. Ce que je peux juste dire, c’est que j’ai énormément travaillé. Mais je n’étais rien avant cette année 2015, et on ne peut pas dire que je sois devenu quelqu’un."

Inconnu illustre
L’illustre inconnu - l’inconnu illustre devrait-on dire en l’espèce - est né le 26 novembre 1997 à Bulo, en Ouganda. S’il y a passé les premières années de sa vie avec son père, c’est avec sa mère qu’il part vivre à Kampala, où il fréquente l’école - tout court - mais aussi l’école de foot. "Ma maman était au départ un peu réticente à ce que je joue au football. Il était difficile pour elle d’envisager que je puisse en vivre. Mais ma passion pour le football était trop forte", souligne-t-il. Et son talent, lui, était évident. Formé à la St Mary’s SS Kitende avec laquelle il remporte deux championnats universitaires d’affilée, il est recruté par les Vipers SC en 2013.

C’est là qu’il explose. "C’est un bon, humble et gentil jeune homme qui n’est pas là pour le show. En football, il ne complique pas le jeu. Il ne fait que des choses simples. Mais ce sont ces choses qui aident une équipe à gagner : passer bouger, tirer, marquer !", décrit son ancien entraîneur aux Vipers Edward Golola dans les colonnes de The Observer. Les 11 buts de Miya, et sa poignée de passes décisives contribueront effectivement au deuxième titre de champion de l’histoire du club, après celui acquis de 2010.

"Selon moi, les caractéristiques d’un joueur, quel qu’il soit, dépendent de l’équipe dans laquelle il évolue. Elles ne sont pas immuables. Beaucoup de joueurs rêvent d’être professionnel, mais je suis convaincu que tout dépend du comportement et de la mentalité - sur et en dehors du terrain - et non de statistiques", estime Miya avant de conclure : "Ce n’est pas un joueur qui fait une équipe mais une équipe qui fait un joueur. Je ne suis qu’un maillon d’une chaîne". 

Un maillon très fort alors.

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