Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Pekerman : "Nous pouvons changer l'histoire"

© Getty Images

Seulement 90 minutes séparent la Colombie du premier quart de finale de son histoire en Coupe du Monde de la FIFA™. La génération dorée du Pibe Carlos Valderrama était passée près à Italie 1990 et aujourd'hui, l'espoir d'y parvenir est plus élevé que jamais.

Mais pour cela, il faudra prendre le meilleur sur l'Uruguay, à la fois vieille connaissance et épouvantail du football colombien. Pour réaliser son rêve, la Colombie s'en remettra une nouvelle fois à José Pekerman, principal artisan du renouveau cafetero. Depuis que le technicien argentin a pris place pour la première fois son banc, la Colombie n'a perdu que trois des 26 rencontres qu'elle a disputées. Mieux, elle reste sur une série de 10 matches sans défaite. Mais la dernière formation à avoir battu la Colombie est celle-là même qui l'attendra au Maracanã le 28 juin prochain : l'Uruguay.

À quelques heures de ce choc grandeur nature, laFIFAa rencontré le technicien argentin. Le deuxième sélectionneur le plus capé dans les tournois de la FIFA évoque les attentes suscitées par le jeu léché et efficace de son équipe ainsi que la possibilité d'entrer dans l'histoire, face précisément à sa bête noire.

José Pekerman, pour l'instant, cette Coupe du Monde de la FIFA est une vraie réussite pour la Colombie. Vous attendiez-vous à cela avant le coup d'envoi du tournoi ?
Nous savions que nous étions sur une dynamique positive et que nous suivions le bon chemin. En même temps, nous étions parfaitement conscients qu'une Coupe du Monde ne peut être comparée à aucune autre compétition. La pression est différente. Dans ce tournoi, il est impossible de prévoir quoi que ce soit avant d'avoir foulé les pelouses. Cette qualification pour les huitièmes de finale nous a montré que nous avions les moyens de relever chaque défi. Cela nous donne de l'espoir.

Trois victoires, neuf buts et la première place du groupe : cette entrée en matière parfaite a-t-elle créé des attentes encore plus élevées, surtout chez les supporters colombiens ?
Oui, bien sûr, et c'est tout à fait logique. Il y a eu tellement de frustration par le passé qu'aujourd'hui, les supporters ont raison d'en profiter et d'être heureux. Pour l'instant, nous sommes à la hauteur des attentes et c'est déjà une belle réussite car en football, c'est souvent le contraire qui se produit. Cependant, nous devons faire preuve de beaucoup de prudence et ne jamais perdre de vue qu'à partir de maintenant, chaque match sera plus difficile que le précédent, tout simplement parce que l'adversaire sera chaque fois meilleur.

Il est bon de maintenir un équilibre entre la confiance dans ce que nous avons fait et la conscience que chaque match est différent. C'est notre football qui doit parler pour nous et non l'inverse. Et puis, nous sommes conscients que l'Uruguay a réussi à atteindre ces huitièmes de finale en se sortant d'une situation très compliquée. Après un départ complètement raté sous la forme d'une défaite inattendue contre le Costa Rica, les Uruguayens ont battu l'Angleterre et l'Italie. Ça démontre leur force. Nous devrons être prêts.

Pouvez-vous nous faire un récapitulatif des dernières confrontations entre l'Uruguay et la Colombie ?
Les deux matches les plus récents datent des éliminatoires, avec des résultats très différents. La première fois, la Colombie a gagné 4:0, en pratiquant un excellent football. Au match retour, nous sommes tombés sur une équipe au pied du mur. Ce match était très différent du précédent, très équilibré mais au final, ils ont gagné 2:0. Par conséquent, on peut dire que nous sommes à égalité. Si on remonte plus loin dans le passé, c'est l'Uruguay qui mène au nombre des victoires (18 à 11). Cette équipe a toujours été un adversaire très difficile pour la Colombie. Aujourd'hui, l'occasion nous est donnée de changer l'histoire, car c'est un match à très, très gros enjeu.

On dit que l'Uruguay est la bête noire de la Colombie. Cela vous inquiète-t-il ?
Non. Ça fait partie des mythes qui apparaissent sans arrêt dans le football. Parfois, il peut arriver que le style et l'attitude d'une équipe ne conviennent pas à une autre, comme on peut le voir dans certains matches entre l'Italie et l'Allemagne, où l'Italie et l'Angleterre. Dans le cas de la Colombie, l'histoire n'est pas en notre faveur, mais il existe toujours la possibilité d'inverser la tendance. Ce huitième de finale est pour nous une occasion de plus de le faire. Nous savons que c'est un adversaire difficile, mais j'ai confiance. Nous avons les moyens d'atteindre notre objectif.

La Colombie aime attaquer et l'Uruguay vient de perdre son principal atout offensif, Luis Suarez. La Celeste adoptera-t-elle une stratégie plus défensive dans cette rencontre qui oppose deux équipes aux styles très différents ?
Oui, c'est vrai, ce sont deux styles clairement distincts. Historiquement, la Colombie a toujours accordé la priorité à la technique et au beau jeu, tandis que l'Uruguay se caractérise par sa solidité et son efficacité. C'est une équipe qui défend très bien et sait tirer profit de la moindre occasion. Quand les Uruguayens enfilent le maillot national, ils paraissent invincibles. Cette opposition de styles devrait donner lieu à un grand match, où la question de savoir qui détient la formule gagnante sera de nouveau posée. Il y a tellement de façons d'arriver à la victoire. Chaque équipe championne du monde a un style footballistique très différent et c'est ce qui rend le football si attrayant.

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