Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Pérez, la garra et bien plus que ça

© Getty Images

L’Uruguay portait déjà son légendaire maillot bleu ciel, mais les seules images qui rappellent ses deux sacres en Coupe du Monde de la FIFA sont en noir et blanc. Outre la couleur, une chose a survécu au temps, depuis les sacres de 1930 et 1950 : le légendaire esprit combatif de la Celeste. Aujourd’hui, le milieu de terrain Diego Pérez l’incarne mieux que quiconque dans la sélection qui a tenu la France en échec pour son entrée en lice dans le Groupe A d’Afrique du Sud 2010.

Les vice-champions du monde ont eu toutes les peines du monde à s’approcher du but de Fernando Muslera. Les milieux de terrain vifs et agressifs ont étouffé les efforts créatifs des Franck Ribéry, Yoann Gourcuff et autres Nicolas Anelka. Tacles précis, marquage serré, Pérez est dans son élément. "Dans l’ensemble, on a contrôlé le milieu de terrain et les attaquants français", confirme le Monégasque au micro de FIFA.com après la rencontre. Mais il aurait préféré un autre résultat pour savourer pleinement sa prestation individuelle. "Personnellement, j’aime les défis, c’est mon rôle de récupérer le maximum de ballons au milieu de terrain. Mais si le résultat n’est pas là à l’arrivée, je n’y prends pas de plaisir."

Une manière de répondre aux analyses qui, bien souvent, ne mentionnent que la mythique *garra charrúa *pour définir les performances uruguayennes. "Que ce soit clair, j’aime les matches uniquement quand on les gagne, et dans l’équipe, nous sommes tous pareils", poursuit le milieu défensif.

"On nous parle sans cesse de notre engagement. Evidemment, c’est quelque chose qu’on a en nous, et qui est dans la culture de notre football. Mais on est devenu prisonnier de cette image. Quoi qu’on fasse, ce que les gens retiennent, c’est la garra charrúa."

"Difficile de faire plus technique"
Mais pour Pérez, ce sont d’autres atouts qui ont permis à la Celeste de se qualifier pour sa onzième Coupe du Monde de la FIFA. "Quand on joue avec Diego Forlán, Luis Suárez ou Ignacio González et avec les qualités de nos latéraux, c’est difficile de faire plus technique", explique l’ancien milieu défensif du Defensor Sporting. "Et malgré tout, on entend encore et toujours parler de notre agressivité."

Preuve que le visage de guerrier de Pérez sur le terrain n’est pas incompatible avec un grand cœur, le Monégasque interrompt quelques instants la conversation pour prendre dans ses bras le jeune Nicolás Lodeiro, au bord des larmes après son exclusion contre les Bleus. Avec affection et détermination, Pérez regarde son cadet dans les yeux et lui ordonne de ne pas craquer et de prouver qu’il vaut mieux que ce tacle dangereux sur Bacary Sagana…

"Voilà la preuve de notre manque d’expérience…", confie-t-il en souriant en reprenant la conversation pour évoquer le partage des points face à la France. "Un premier match en Coupe du Monde est toujours difficile à négocier, en particulier face à une équipe qui a beaucoup plus d’expérience que nous. De notre côté, seuls deux joueurs avaient déjà disputé un Mondial. Pourtant, nous les avons contrôlés, ils n’ont pas été meilleurs que nous."

Je ne pense pas que la France était l’adversaire le plus fort du groupe

Un groupe équilibré
Est-ce à dire que le plus dur est passé ? "Du point de vue psychologique, oui. Mais je ne pense pas que la France était l’adversaire le plus fort du groupe", confie-t-il, presque frustré de ne pas avoir pris plus qu’un point. "Nous savions dès le tirage que ce serait un groupe équilibré et difficile, et pour l’instant, on ne s’est pas trompé. On n’a pris qu’un point, mais l’autre match s’est aussi terminé sur un nul. Donc on repart tous de zéro."

Les prochains défis de Pérez et ses coéquipiers sont de taille puisqu’il faudra défier le pays hôte à Tshwane/Pretoria, avant de se frotter au Mexique à Rustenburg. "Aucune équipe n’est meilleure que l’autre dans ce groupe, mais toutes sont difficiles à jouer et surtout à battre", explique le tout récent trentenaire. "On connaît le style du Mexique, vif et tout en motivation. Quant à l’Afrique du Sud, avec le soutien du public, on s’attend à un match très difficile, avec un gros pressing de leur part."

Mais il en faudra plus pour impressionner la Celeste et son milieu de terrain. Car en plus de sa qualité technique, elle peut compter sur sa légendaire garra charrúa. Oh pardon ! On avait dit qu’on n’en parlait plus…

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