Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2018™

Silvestre : "Je suis un fan des Bleus avant tout"

© Getty Images
  • ​Mikaël Silvestre a participé à deux Coupes du Monde avec la France (2002 et 2006)
  • L'ancien défenseur revient au micro de FIFA.com sur ses expériences mondialistes
  • Il se montre ambitieux et confiant concernant les Bleus à Russie 2018

Mikaël Silvestre est passé par tous les sentiments en Coupe du Monde de la FIFA. Consternation et déception d’être éliminé en phase de groupes avec les Bleus tenants du titre en 2002. Espérance et joie d’avoir atteint la finale en 2006, puis tristesse et amertume d’avoir été privé du titre par Italie.

Aujourd’hui, c’est l’excitation qui habite l’ancien défenseur international (40 sélections, deux buts) passé notamment par l’Inter Milan, Manchester United et Arsenal. Celle de voir les Bleus briller en Russie. Au micro de FIFA.com, Mikaël Silvestre fait part de ses attentes autour de Russie 2018, mais aussi de ses regrets liés à ses deux expériences mondialistes. Entretien.

Mikaël, qu’attendez-vous de la France en Russie ?
Je suis à fond derrière l’équipe, comme tout bon supporter. Que je sois un ancien international ou pas, cela ne change rien : je suis un fan des Bleus avant tout. C’est le sentiment qui prédomine. Lorsque je discute avec des amis, joueurs, entraîneurs, spécialistes du football, il en ressort que nous faisons partie des favoris. J’espère que nous allons tenir notre rang et que nous atteindrons le dernier carré.

Il y a parmi les Bleus un jeune que vous avez vu éclore à Rennes, où vous occupiez à l’époque le poste de Directeur sportif : Ousmane Dembélé. Que pouvez-vous nous dire de lui ?
C’est déjà un grand joueur. Je ne suis pas surpris de le voir à ce niveau. Quand vous croisez un éléphant dans un couloir, vous ne pouvez pas le rater… Dembélé, c’est pareil. Il a une ascension impressionnante. Il est sans complexe, il ne se pose pas de questions. C’est une caractéristique qu’il partage d’ailleurs avec Kylian Mbappé. Ils sont bien préparés en club : quand ils arrivent chez les A, c’est juste une étape supplémentaire pour eux. Pour certains, le palier est difficile à franchir. Pas pour eux. Ils sont prêts. Leur talent est exceptionnel. Je ne suis donc pas étonné de voir Ousmane évoluer à ce niveau-là : il va falloir s’y maintenir, et c’est le plus dur !

Si deux titulaires se dégagent aujourd’hui, Didier Deschamps a dû faire un peu de bricolage ces derniers mois sur les flancs de la défense. Y a-t-il matière à s’inquiéter ?
Le sélectionneur n’a pas pu installer dans la durée ses titulaires à ces postes-là et c’est toujours un peu embêtant quand on arrive dans une compétition. Mais les joueurs en concurrence ont tous largement les capacités de s’imposer et d’apporter en sélection ce qu’ils apportent grandement à leur club.

Vous-même, vous avez occupé le poste de latéral gauche en équipe de France. Comment jugez-vous l’évolution du poste ?
C’est un poste exigeant par rapport à l’apport offensif et défensif. Il faut trouver la bonne balance. C’est difficile de trouver le bon équilibre, c’est tout le challenge du poste. Globalement les latéraux prennent, je crois, de plus en plus d’importance dans l’élaboration du jeu : ce sont des deuxièmes ailiers. Les équipes sont de plus en plus dépendantes des performances individuelles de leurs latéraux.

Vous étiez capable d’évoluer en défense centrale également…

Je pense avoir fait 50% de ma carrière à chaque poste. Cette polyvalence m’a servi dans mon parcours et j’ai pris beaucoup de plaisir aux deux. Quand on est latéral, on est un peu dépendant des autres défenseurs, alors qu’au centre, on est leader. C’est ce que j’aimais particulièrement dans ce poste : être le leader des quatre de derrière, et d’avoir un peu plus de poids dans la communication. On est davantage au cœur du jeu lorsqu'on évolue en défense centrale.

Vous avez participé à deux Coupes du Monde en 2002 et en 2006. Elles se sont passées de façon diamétralement opposée : l’une a été un fiasco, l’autre plutôt une réussite…
Oui, mais les deux m’ont laissé un goût amer. Celle de 2006 peut-être encore plus d’ailleurs. J’ai eu la chance de participer à un match couperet contre le Togo. Mais perdre aux tirs au but, cela a été vraiment dur. C’était cruel. C'est le plus grand regret de ma carrière.

Comment avec des groupes similaires de joueurs, peut-on faire des Coupes du Monde aussi différentes ?
En 2002, j’étais un bleu parmi les Bleus. Je pense qu’on a manqué d’humilité. Notre préparation s’est faite en Afrique du Sud, au Chili, nous étions déjà qualifiés… Nous ne nous sommes pas préparés comme il fallait. En 2006, c’est le caractère des grands joueurs qui ressort. Il fallait montrer que 2002 était un accident de parcours. Il fallait rebondir et prouver qu’on valait mieux que cette élimination en phase de groupes. Et c'est ce que nous avons fait.

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