Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™

12 juin - 13 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2014™

Sirigu y a déjà pris goût

© Getty Images

Pour une Italie qui retrouvait une Coupe du Monde de la FIFA™ avec la ferme intention de ranger dans le placard des mauvais souvenirs une campagne 2010 frustrante, la blessure de Gianluigi Buffon à la veille de son entrée en lice contre l'Angleterre, à Manaus, n'était pas de nature à mettre en confiance un effectif un rien angoissé. Après tout, une partie non négligeable des joueurs qui composent la Nazionale avait vécu exactement le même épisode il y a quatre ans.

La sensation de déjà-vu était inévitable, mais cette fois, l'Italie n'a pas senti le poids de l'absence de son légendaire gardien et a obtenu ce qui lui a cruellement fait défaut en 2010 : une victoire. L'une des conditions pour mettre un terme à cette série négative, outre le dévouement et l'unité, était de pouvoir faire confiance à la doublure de Buffon.

Malgré une expérience de deux ans au plus haut niveau, Salvatore Sirigu aurait été pardonné de sentir un poids énorme sur ses épaules pour ses grands débuts en Coupe du Monde. Sa prestation, avec plusieurs arrêts décisifs face à des Anglais décidés à tenter leur chance de loin, ainsi que sa sérénité sur le terrain comme au micro de FIFA.com, ont montré que Sirigu était taillé pour aider l'Italie à bien débuter dans l'épreuve.

"Quand on m'a dit que j'allais jouer, j'ai accueilli la nouvelle avec calme. J'ai passé une bonne nuit", assure-t-il. "Aujourd'hui, c'était un peu plus stressant, car tout le monde a commencé à m'appeler. C'est là que je me suis rendu compte que j'étais sur le point de réaliser quelque chose de grand : jouer une Coupe du Monde avec la pression de remplacer quelqu'un comme Gigi", ajoute le joueur du Paris Saint-Germain. "Mais la peur est vite passée. Mes coéquipiers m'ont beaucoup aidé. C'est l'une des caractéristiques de cette équipe. À partir de mon entrée sur le terrain pour l'échauffement, je me suis senti bien, serein."

Pour l'aider et le protéger en défense, Sirigu pouvait compter sur deux joueurs expérimentés, qui étaient présents en Afrique du Sud en 2010 : Giorgio Chiellini et Daniele de Rossi. Et justement, pour avoir vécu quelque chose de similaire, les deux défenseurs savaient qu'il serait nécessaire d'apporter un petit supplément d'âme pour aider le remplaçant. "Il y a quatre ans, ce fut vraiment compliqué car nous avons perdu non seulement Buffon, mais aussi Andrea Pirlo. Nous savions que nous pouvions compter sur Sirigu, qui a fait une rencontre extraordinaire", explique Chiellini à FIFA.com. "Nous sommes un groupe fort, avec 23 titulaires qui souffrent, courent, défendent et se battent ensemble. C'est quelque chose qui va nous aider à l'avenir."

"En 2010, Buffon souffrait d'une hernie et avait manqué toute la Coupe du Monde. Ce n'est pas la même chose aujourd'hui. Il va revenir et heureusement, nous avons eu un grand gardien aujourd'hui, qui était prêt et a fait un match fantastique", complète De Rossi.

Tranquillité
Si les visages italiens étaient rayonnants au moment de quitter l'Arena Amazônia, il serait imprudent de penser que le plus difficile est derrière eux. Certes, ils ne pouvaient pas mieux entamer leur campagne. Mais le Costa Rica, co-leader après avoir battu l'Uruguay, a montré que ce Groupe D était plus ouvert qu'on avait bien voulu l'annoncer. "J'avais dit qu'il allait falloir faire très attention au Costa Rica", juge Sirigu. "Je pense qu'on a rayé un peu trop vite cette équipe, alors qu'elle possède des joueurs intéressants. Quelques-uns ont l'expérience de la Ligue des champions. Et puis, le Costa Rica a l'habitude de ce climat. C'est un facteur important également."

Cette première victoire en Coupe du Monde depuis huit ans enlève un gros poids des épaules de l'Italie, qui plus est au regard des mauvais résultats obtenus dans les rencontres de préparation pour la Coupe du Monde. "C'est bien d'avoir gagné, pour montrer aux gens qu'il fallait être un peu plus patients. Nous étions critiqués, mais cette victoire va nous permettre d'être un peu plus tranquilles", explique le gardien, qui aborde sereinement la situation pour les prochains jours. "Si je dois continuer à jouer, je serai prêt. Cela dit, j'espère que Buffon va revenir. C'est un très grand joueur et il m'a dit les choses importantes avant le match. Il n'y a aucun problème. Dès qu'il sera prêt, il va retrouver sa place et moi, je connais la mienne. C'est aussi simple que cela."

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