Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

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14 juin - 15 juillet

Russie 2018 - Angleterre

Southgate : "J'étais le mieux placé pour prendre la relève"

Gareth Southgate unveiled as New England Manager
© Getty Images
  • Gareth Southgate a pris les rênes de l'Angleterre en novembre 2016
  • L'ancien défenseur a disputé comme joueur la Coupe du Monde de la FIFA 1998
  • Southgate : "Nous avons des jeunes joueurs très intéressants"

Les différentes expériences de Gareth Southgate en Coupe du Monde de la FIFA™ en tant que joueur n'ont jamais été une partie de plaisir. Après avoir fait ses débuts contre la Tunisie à France 1998, il a manqué plusieurs rencontres sur blessure. Remis pour disputer un match à élimination directe où il a connu la prolongation et une défaite aux tirs au but, il a ensuite fait partie du groupe anglais pour Corée/Japon 2002, sans toutefois être utilisé.

Southgate est donc bien armé pour emmener un groupe de joueurs qui eux-mêmes, en Russie, devront relever des défis importants. Nommé sélectionneur de l'Angleterre en novembre 2016, Southgate est devenu le troisième entraîneur des Three Lions en quelques mois. Il a permis à son équipe de se qualifier pour Russie 2018, sans connaître la défaite durant les qualifications et après avoir fini en tête du Groupe F du tournoi préliminaire européen.

Ironie du sort, c'est contre la Tunisie que Southgate prendra part à son premier match au poste d'entraîneur en Coupe du Monde. Viendront ensuite, dans le Groupe G, le Panama et la Belgique. FIFA.com a rencontré l'ancien défenseur capé à 57 reprises, alors qu'il entame la dernière ligne droite de ses préparatifs pour la Russie.

*M. Southgate, le rôle de de sélectionneur de l'Angleterre correspond-il à ce que vous aviez imaginé ?
*
J'ai eu la chance d'avoir sous ma responsabilité les U-21 de mon pays et en tant qu'ancien international anglais, je savais à peu près à quoi m'attendre. Je travaillais en collaboration étroite avec Roy Hodgson. J'ai pu voir toutes les facettes de son travail. Je m'attendais à un poste difficile mais aujourd'hui, j'y prends beaucoup de plaisir. C'est un grand défi, et diriger la sélection nationale de son pays en Coupe du Monde est quelque chose de très spécial.

Vous avez tout de suite été mis dans le bain, d'abord comme sélectionneur intérimaire, suite au départ de Sam Allardyce, qui n'aura été coach de l'Angleterre que pour un seul match. Qu'avez-vous ressenti pendant les premiers jours qui ont suivi votre nomination ?
Ce sont des circonstances inhabituelles. J'ai eu d'excellentes relations avec Roy et Sam tout le temps où ils ont occupé la fonction. Disons que ce n'était pas vraiment comme ça que j'espérais devenir sélectionneur. Quand Sam est parti en octobre, nous avons eu trois jours pour préparer un stage de l'équipe nationale, donc pas vraiment le temps de réfléchir. Cela dit, je savais que j'étais la personne la mieux placée pour prendre la relève et garder l'équipe sur les rails de la qualification.

Pendant le tournoi préliminaire, votre équipe a marqué quelques buts décisifs en fin de match. Quel a été le moment-clé dans votre qualification pour la Russie ?
J'avais parlé aux garçons de l'importance d'être une équipe qui marque des buts tardifs, plutôt qu'une équipe qui en encaisse. C'est l'une des marques de fabrique des plus grands. Si vous dominez en termes de possession, souvent l'adversaire finit par s'ouvrir avec la fatigue. Le match le plus intéressant a probablement été celui en Écosse. Nous avons contrôlé le jeu pendant plus de 80 minutes et en l'espace de 120 secondes, nos vies ont changé à cause de deux fantastiques coups francs de Leigh Griffiths. Notre égalisation après cela a été cruciale pour la qualification. Quand on regarde notre classement final, on se dit que nous avons confortablement dominé notre groupe, alors que si nous avions perdu un point en Écosse, ça aurait changé toute la dynamique de la poule.

Les adversaires de l'Angleterre dans le Groupe G en Russie :
Tunisie : 18 juin, Volgorad

Belle symétrie (Southgate a fait ses débuts comme joueur en Coupe du Monde contre la Tunisie, à France 1998). Leur parcours qualificatif a été compliqué en raison de la qualité de leurs adversaires. En plus, en Afrique, il n'y a pas beaucoup d'équipes dans chaque groupe, ce qui laisse peu de marge d'erreur. C'est une formation intéressante, avec plusieurs joueurs assez instinctifs. La Tunisie est capable de marquer contre n'importe qui.

Panama : 24 juin, Nijni-Novgorod
Nous avons appris que cette équipe possédait un état d'esprit incroyable. Leur qualification est une histoire fantastique. Ils ont une telle énergie. Ils sont bien organisés et joueront avec enthousiasme et optimisme. C'est une équipe dangereuse.

Belgique : 28 juin, Kaliningrad
C'est une équipe dont on connaît les points forts et les points faibles sur le plan individuel. Elle peut s'appuyer sur un groupe de joueurs qui évoluent ensemble depuis pas mal de temps. La Belgique a fait une belle Coupe du Monde au Brésil et possède de nombreux joueurs avec plus de 50 sélections. C'est une sélection qui est peut-être à son apogée.

L'attente ds supporters anglais est-elle plus forte qu'avant France 1998? Jusqu'où jugez-vous votre équipe capable d'aller en Russie ?
Avant France 1998, nous avions été en demi-finale d'Italie 1990 et en demi-finale de l'EURO 1996. Donc les attentes étaient différentes. J'étais concerné quand nous avons atteint les quarts de finale en 2002, donc durant toute cette période, nous nous sommes appuyés sur de nombreux joueurs expérimentés qui avaient l'habitude d'aller loin. Malheureusement, les derniers tournois n'ont pas été vraiment réussis de notre part, donc le sentiment général est différent aujourd'hui. Nous ne voulons pas refroidir l'enthousiasme des gens. Avec ces joueurs, nous devons trouver le bon équilibre entre avoir conscience de ce que nous devons encore apprendre, et ne pas se fixer de plafond sur ce que nous sommes capables de faire. Parce que nous n'avons pas encore atteint nos objectifs, et nous avons de jeunes joueurs très prometteurs.

Avec les succès de l'Angleterre en Coupe du Monde U-17 et U-20 de la FIFA en 2017, peut-on s'attendre à voir certains de ces jeunes champions du monde dans votre groupe en Russie ?
C'est possible, mais de manière générale, ces joueurs sont appelés à être notre avenir. Le point positif est qu'ils ont eu l'expérience de gagner au niveau mondial. C'est important pour leur confiance dans le groupe. En termes d'individualités, certains ont déjà fait l'expérience du niveau supérieur. Dominic Solanke a déjà fait ses débuts, Lewis Cook a aussi été appelé dans le groupe, et Marcus Rashford est dans l'effectif cette année. C'est un groupe solide. Pour la plupart, il faut désormais voir si dans les prochaines années, ils sont capables de s'installer durablement dans leurs clubs.

Combien de places reste-t-il à prendre en équipe d'Angleterre pour Russie 2018 ?
Pas beaucoup. J'ai une idée claire de l'effectif que je veux emmener. Le problème est que nous n'avons pas eu l'opportunité de jouer très souvent ensemble. Par exemple tout le monde s'attend à ce que Harry Kane soit dans notre équipe... Mais sur les 14 matches que nous avons disputés depuis mon arrivée à ce poste, il n'a été disponible que six fois. Il y a eu un manque de constance à ce niveau-là. Mais il y a des places à prendre, c'est certain. Pas beaucoup, mais il y en a. Cela fait 18 mois que je suis sélectionneur et j'ai pu me faire une idée assez claire de qui sont les meilleurs joueurs. Un ou deux garçons ont des problèmes de blessure. Quelques autres ne jouent pas beaucoup avec leur club mais à part ça, il n'y a pas pas tant de décisions à prendre.

Effectif possible de Southgate
Harry Kane :
Il n'a été disponible que pour six des 14 matches depuis mon arrivée au poste de sélectionneur, mais dans ces six rencontres, il a marqué sept buts. Pas besoin d'être un génie pour comprendre son importance non seulement en termes d'efficacité, mais également de mentalité. C'est un joueur qui veut devenir l'un des meilleurs au monde, après être devenu l'un des meilleurs attaquants. Il sait comment s'y prendre. Le fait de disputer un tournoi majeur est un défi de plus pour lui.

Les défenseurs : J'espère qu'ils seront meilleurs que moi ! C'est mon travail : les aider à progresser et à atteindre le niveau supérieur. Ma préférence va à des défenseurs qui savent repartir de l'arrière, qui sont à l'aise balle au pied. C'est particulièrement important au niveau international si vous voulez prétendre rivaliser avec les meilleures équipes.

L'unité : C'est un groupe sympathique, dont les membres s'entendent bien entre eux. La plupart de ces joueurs se connaissent depuis les sélections de jeunes, donc depuis pas mal de temps. Ils s'entendent bien et pour les repas par exemple, il n'y a pas de groupes qui se forment, notamment en fonction du club pour lequel ils jouent. Tout le monde se mélange et s’assoit à des places différentes à chaque repas. C'est un bon point de départ pour réussir à faire du bon travail.

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