Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2018™

Un but de légende qui appartient au passé

© Getty Images
  • Cette photo immortalise la célèbre "main de Dieu" de Diego Maradona en 1986
  • Ce but a mis l’Argentine sur la voie du succès face à l’Angleterre en quart de finale
  • Maradona est favorable à l’assistance vidéo, avec laquelle son but aurait pourtant été refusé

"Un peu avec la tête de Maradona et un peu avec la main de Dieu."

Aucun autre but n’a sans doute donné lieu dans l’histoire du football à une description aussi célèbre, livrée par Diego Maradona lui-même à propos du geste immortalisé ci-dessus. Les images ont évidemment montré plus tard que sa tête avait joué dans l’équation une part beaucoup moins importante que ce qu’il avait initialement suggéré.

"C’est probablement la plus grande tricherie jamais vue et il s’en est sorti", déplore Terry Butcher, l’un des défenseurs anglais, dont les contestations sont restées vaines. Butcher a bien sûr été battu à deux reprises lors de la chevauchée fantastique de Maradona sur son deuxième but de ce quart de finale de 1986. Malgré le génie inégalable de cette dernière action, tellement commentée, la "main de Dieu" a conservé dans le folklore footballistique une place tout aussi importante.

Le présentateur du tirage au sort final de la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, Gary Lineker, qui évoluait dans les rangs de l’Angleterre ce jour-là, n’a ainsi pas pu s’empêcher d’y faire référence en soulignant avec humour que Maradona, présent parmi les assistants du tirage à Moscou, avait "toujours été doué de ses mains".

Aussi surprenant que cela puisse paraître, peut-être même davantage que la fascination tenace opérée par cette main mythique, Maradona est un défenseur opiniâtre de la technologie qui aurait rendu ce but impossible. Le légendaire argentin a en effet apporté en juillet dernier, dans un entretien à FIFA.com, un soutien catégorique aux arbitres assistants vidéo (VAR), qui opèreront lors de Russie 2018.

"Le football ne peut pas rester à la traîne", a-t-il confié. "Les gens s’agacent lorsque que quelque chose qui n’aurait pas dû être attribué est attribué ou lorsqu’un but est annulé à tort. La technologie apporte de la transparence et de la qualité, elle donne une réponse positive aux équipes qui décident d’attaquer et de prendre des risques."

Les seuls risques qui ne sont pas récompensés sont évidemment ceux du genre que Maradona a pris lors cet après-midi brûlant au stade Azteca, et que l’arbitre, Ali Bin Nasser, n’a pas su voir. Et quand bien même le VAR l’aurait privé d’un but si précieux, l’Argentin campe sur ses positions.

"Je pense forcément à ce but à chaque fois que je m’exprime en faveur de la technologie", reconnaît-il en riant. "J’y ai réfléchi et, bien entendu, il n’aurait pas compté si la technologie avait été utilisée. Je vais même aller plus loin : je me suis également servi de la main lors de la Coupe du Monde 1990, face à l’Union Soviétique, pour repousser un ballon sur notre ligne. Nous avons eu de la chance que l’arbitre ne l’ait pas vu. Il n’était pas possible de faire appel à la technologie à l’époque, mais c’est une autre histoire aujourd’hui."

Et un nouveau chapitre de l’histoire de la Coupe du Monde – toujours passionnant, mais, espérons-le, un peu moins polémique – s’ouvrira dans quelques mois seulement.

Le saviez-vous ?
L’un des maillots portés par Maradona lors de Mexique 1986, dédicacé par El Pibe de Oro, fait partie des pièces uniques exposées au Musée du Football mondial de la FIFA à Zurich.

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