Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2018™

Van Marwijk : "La France a le potentiel pour gagner la Coupe du Monde"

© Getty Images
  • FIFA.com a discuté avec le nouveau sélectionneur de l'Australie, Bert van Marwijk
  • Le Néerlandais a aidé son pays à atteindre la finale de la Coupe du Monde 2010
  • Van Marwijk estime que la France, premier adversaire de l'Australie, peut gagner la compétition

À la tête de l'Australie pour la quatrième Coupe du Monde de la FIFA™ consécutive des Socceroos (la cinquième de leur histoire), Bert van Marwijk sera l'un des sélectionneurs les plus aguerris à Russie 2018. Il y a huit ans, le Néerlandais de 65 ans avait mené les Pays-Bas en finale en Afrique du Sud.

Plus récemment, Van Marwijk a aidé l'Arabie Saoudite à mettre fin à 12 années d'absence en phase finale de la Coupe du Monde, avant de démissionner une fois la qualification pour Russie 2018 en poche. Il a ensuite succédé à Ange Postecoglou, parti à la surprise générale en novembre dernier, alors que l'Arabie Saoudite avait chipé aux Socceroos la place directement qualificative pour Russie 2018, à la différence de buts.

Van Marwijk, qui sera le troisième sélectionneur néerlandais de l'Australie en quatre Coupes du Monde, a dû se contenter de dix jours et de deux rencontres pour apprendre à connaître ses troupes, qu'il retrouvera prochainement pour un stage en Turquie.

Avec FIFA.com, Van Marwijk revient sur les atouts de son groupe, les qualités de l'équipe de France, prochain adversaire de l'Australie, de l'importance de l'expérience en Coupe du Monde et de ses souvenirs d'Afrique du Sud 2010.

M. van Marwijk, est-ce important pour un sélectionneur d'avoir déjà vécu une Coupe du Monde ?
Je ne pense pas pouvoir transmettre cette expérience par des mots, je crois que ça se voit plutôt dans l'attitude. Les joueurs doivent avoir le sentiment que vous avez vécu cette expérience. Cela se joue sur des détails plutôt que sur quelque chose en particulier.

Vous avez passé peu de temps avec l'équipe d'Australie, mais quelles caractéristiques avez-vous déjà remarquées ?
Les joueurs sont motivés et affichent une bonne mentalité. Ils sont à l'écoute. Ils m'ont tout de suite fait bonne impression. Les dix jours passés ensemble en mars ont été bénéfiques et utiles pour tout le monde. J'ai été satisfait de notre jeu en première période contre la Colombie (nul 0:0).

Quelles qualités souhaitez-vous tirer de l'équipe en Russie ?
Je ne vais rien tirer de l'équipe. Pour moi, le défi consiste à trouver un système qui convient aux joueurs. Et si ça convient aussi au sélectionneur, c'est encore mieux.

Les Pays-Bas n'étant pas qualifiés pour la Coupe du Monde, les supporters néerlandais s'intéressent-ils de plus près à l'Australie ?
Oui, je l'ai ressenti. J'imagine que ça se verra encore plus à l'approche de la Coupe du Monde car je suis le seul sélectionneur néerlandais présent en Russie. Ils vont aussi regarder du côté du Maroc car beaucoup de joueurs néerlandais jouent pour le Maroc.

Que pensez-vous du groupe de l'Australie qui comporte la France, le Danemark et le Pérou ?
Je ne vais rien vous apprendre en vous disant que c'est un groupe très relevé, peut-être l'un des meilleurs à la Coupe du Monde. La France est particulièrement redoutable. Nous avons regardé une partie de son match contre la Colombie en mars. Les Français ont une très bonne équipe et ils ont le potentiel pour gagner la Coupe du Monde. Ils disposent de joueurs rapides et créatifs, ils sont solides physiquement et ils ont l'un des meilleurs joueurs du monde en ce moment : Kylian Mbappé. Ils ont beaucoup d'armes à leur disposition, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas obtenir un bon résultat contre eux. Nous sommes focalisés sur une seule chose : le premier match contre la France. Notre objectif est de passer la phase de groupes. Et nous en sommes capables, sinon je ne serais pas là.

Gardez-vous un souvenir d'une Coupe du Monde en particulier de votre jeunesse ?
Je me souviens de la Coupe du Monde 1966, en Angleterre. La Coupe du Monde 1974 en Allemagne était très spéciale car nous avons fini deuxièmes. J'ai failli faire partie de cette équipe et en 1978, j'ai été convoqué, mais j'étais blessé malheureusement.

Quelles émotions gardez-vous de votre campagne en Afrique du Sud, au cours de laquelle vous avez mené les Pays-Bas en finale ?
C'était une expérience grandiose, l'un des plus beaux moments de ma carrière. En général, plus vous restez dans un tournoi, plus vous montez en puissance. Ce fut le cas pour nous. Nous avons grandi à chaque match et ça s'est senti. Après un match, un entraîneur adverse a déclaré : "On avait le sentiment qu'on ne pouvait pas les battre". Et mes joueurs avaient le sentiment qu'ils ne pouvaient pas perdre. Nous formions une équipe soudée. Ce ne sont pas toujours les meilleurs joueurs qui gagnent les plus grands trophées, mais ce sont toujours les meilleures équipes.

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