Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™

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11 juin - 11 juillet

Coupe du Monde de la FIFA 2010™

Vela : "Nous sommes fin prêts"

Carlos Vela of Mexico celebrates
© Getty Images

A seulement 21 ans, Carlos Vela n’a rien d'un novice, loin de là. L’attaquant de l’équipe du Mexique compte un titre de champion du monde U-17 dans son escarcelle et il a déjà évolué au Mexique, en Espagne et en Angleterre. Et pas dans n’importe quels clubs, puisque les Chivas de Guadalajara et Arsenal font partie des formations dont rêve tout footballeur.

Pourtant, le n° 11 des Tricolores est impatient de commencer cette Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’un joueur a l’occasion de briller sur la plus prestigieuse des scènes. Vela a l’intention de saisir cette occasion, comme il l’a indiqué lors d’un entretien exclusif avec FIFA.com.

"Nous sommes fin prêts", nous indique le joueur dès le début de l’interview. Nous avons fait une très bonne préparation, au cours de laquelle nous avons pu affronter des équipes de la taille de l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Italie. Contre les deux premières nous avons bien joué, mais nous n’avons pas pu les battre. C’est pourquoi c’était super de pouvoir venir à bout du champion du monde en titre. En termes de confiance, c’est un vrai plus juste avant la Coupe du Monde", souligne-t-il.

L’entrée en lice face au pays organisateur lors du match d’ouverture ne fait qu’aiguillonner la motivation de l’attaquant et de toute l’équipe du Mexique. "C’est l’occasion de réussir un truc, mais ce ne sera pas facile. C’est le premier match, face au pays hôte. Et puis il y aura beaucoup de pression… Je pense qu’il faudra surtout chercher à se lâcher pour pouvoir évoluer rapidement à notre meilleure niveau, comme lors des dernières semaines", souligne Vela.

Le soutien des supporters
Mais le Tri ne sera pas tout seul. On estime à quelque 20 000 le nombre de Mexicains qui feront le déplacement jusqu’à Soccer City, un soutien massif qui ravit Vela. "C’est incroyable. Nos supporters sont toujours derrière nous, que nous gagnions ou que nous perdions. C’est une vraie source de motivation. Ils méritent de voir leur équipe réussir une grande performance dans cette compétition et lutter pour les premières places", souligne le sociétaire d’Arsenal.

Carlos a manifestement très envie d’y être, mais il se montre également très optimiste. Pourquoi ? En raison des résultats récents et du style de l’équipe. "Nous aimons bien traiter le ballon et je pense que Javier Aguirre a su concocter une liste avec des joueurs qui pratiquent un jeu rapide et technique. C’est plus facile de travailler avec un tel groupe. D’ailleurs, nous nous améliorons de jour en jour. Si nous avons déjà battu les champions du monde, pourquoi ne pas rêver du titre ?", souligne-t-il avec malice.

Le Mexique n’est pas à proprement parler un adversaire facile pour l’Afrique du Sud et ce, pour plusieurs raisons. Non seulement les Tricolores sont habitués à l’altitude, mais en plus le son des vuvuzelas rappelle étrangement celui des trompettes qui animent chacun des matches disputés au stade Azteca. Vela le sait bien : "Nous n’avons aucune excuse. Nous sommes habitués à jouer plus haut. Évidemment, le public sera contre nous, mais ce ne sera pas la prochaine fois que nous jouerons à l’extérieur. Il faudra juste se concentrer sur le match et c’est comme ça qu’on s’en sortira", détaille-t-il.

Toujours à la limite
Lors du récent succès sur l’Italie, c’est Vela qui a signé le premier but mexicain, une bonne nouvelle pour un joueur qui avait raté deux un contre un face à l’Angleterre. Comment fait-il pour ne pas céder à l’impatience ? "Je ne fais rien de particulier. Vous savez, ce n’est que du football. Parfois ça rentre, parfois ça ne veut pas rentrer. Parfois on gagne et parfois on perd. On est toujours à la limite, mais il faut savoir privilégier des pensées positives et continuer d’essayer. Il ne faut pas déprimer si on rate. Il faut rester tranquille, bien se positionner près des cages et les buts finissent toujours par arriver", explique-t-il.

L’attaquant fait partie de la génération dorée qui a remporté la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Pérou 2005. Pour Carlos, qui compte trois copains de ce groupe à Afrique du Sud 2010, ce passé victorieux constitue un avantage pour toute l’équipe. "C’est important car nous avons démontré que nous pouvions y arriver. Nous nous connaissons depuis plusieurs années et nous avons gagné des titres ensemble. Aujourd’hui, le moment est venu de le faire au plus haut niveau. Nous sommes confiants".

Enfin, le joueur nous révèle les secrets pour survivre à un stage aussi long que celui imposé par la préparation du Tri. "Aujourd’hui, nous sommes installés dans un lieu merveilleux, où nous pouvons respirer et oublier la ville, mais parfois c’est assez ennuyeux ! Surtout parce qu’on ne peut pas recevoir de visites. Donc nous faisons plein de choses pour nous amuser : coups de fil, Playstation, Internet, réunions dans les chambres. Mais en fait, nous avons hâte d’y être. Au début, les journées passaient vite, mais c’est de plus en plus lent. On a envie que ça commence au plus vite !", conclut-il dans un éclat de rire.

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